Deux invités, deux metteurs en scène, directeurs de théâtre.. Et un hommage Judith Malina.

  • Judith Malina. F ondatrice avec Julian Beck en 1947 du Living Theatre, elle s'est éteinte le 10 avril. Laure Adler l'avait rencontrée pour Studio Théâtre en octobre 2011, alors qu'elle venait à Paris animer un stage de théâtre avec des amateurs. Rediffusion d'un extrait de l'entretien.

  • Stanislas Nordey, directeur du Théâtre National de Strasbourg

Nommé en en septembre dernier, Stanislas Nordey vient de prendre ses fonctions. Dans son projet (notamment), des artistes associés à la vie du théâtre: des acteurs, des metteurs en scène et des auteurs.

Avec au téléphone :

- Nicolas Bouchaud , acteur associé au Théâtre NAtional de Strasbourg. Actuellement à l'affiche du Carreau du Temple (jusqu'à demain, samedi 18 avril!!) avec la reprise de ses deux spectacles mis en scène par Eric Didry La loi du marcheur (d'après Serge Daney) etUn métier idéal (d'après John Berger), Nicolas Bouchaud sera du 27 mai au 21 juin au Monfort théâtre avec la reprise de La vie de Galilée de Bertolt Brecht mis en scène par Jean-François Sivadier.

  • Blandine Savetier . Metteur en scène associée au Théâtre National ed Strasbourg, elle intervient en ce moment même avec les élèves de l'Ecole du TNS.

A noter : Stanislas Nordey est au Théâtre National de la Colline dans Hinkemann de Ernst Toller mis en scène par Christine Letailleur jusqu’au 19 avril

Puis du 12 mai au 6 juin dans AFFABULAZIONE de Pasolini

  • Rodrigo Garcia , directeur depuis un petit peu plus d'un and du Centre Dramatique National de Montpellier, le théâtre humain Trop humain .

Ses deux spectacles Accidens et Flame sont présentés du 14 au 18 avril à Paris dans le cadre duFestival Etrange Cargo à la Ménagerie de Verre.

ACCIDENS « Accidens est un poème visuel et une performance que chacun peut et doit interpréter comme il peut. Pour moi, c’est un retour à la nature : tuer un animal pour manger, tuer pour ne pas mourir. Un acte primitif, comme respirer. Depuis que j’ai l’usage de la raison, les animaux morts sont déjà au supermarché, parfois déjà cuisinés et accompagnés de leur garniture. Alors quelle est la relation qui demeure entre l’homme et la nature ? Serait-ce de prendre les aliments dans un frigo, aller vers la caisse où il y a le moins de queue, payer avec la carte bleue et les mettre dans un four micro-onde ? D’un autre côté, Accidens pour moi me rappelle la noirceur d’un passé pas si éloigné en Argentine : la répression de la dictature militaire et ses méthodes de torture qui parfois rappellent les gravures de Goya des Désastres de la guerre. La sauvagerie de l’être humain n’a pas d’époque. La barbarie est perpétuelle. Et par-dessus tout, ce poème visuel qu’est Accidens me fait penser à l’agonie, au partage du temps de l’agonie avec un être vivant, dans ce cas-ci un homard, à mes yeux métaphore de certains êtres chers qui sont morts et que je n’ai pas pu accompagner jusqu’au dernier souffle. » FLAMEFlame se construit à partir du chant flamenco, interprété par David Pino, cantaor de Puento Genil (province de Cordoue), qui confronte cet art ancestral à des rythmes nouveaux et confie sa voix aux manipulations sonores de Serge Monségu. Les grands films d’horreur et les interventions d’Elisa Barbier à la batterie créent un univers à mi-chemin entre le récital de flamenco et la performance. Un paysage sonore et visuel où cohabitent des éléments aussi disparates que la représentation de la peur et du folklore, et dont la narration repose sur une suite de sons insolites. Rodrigo García, avril 2015

Les liens

Théâtre National de Strasbourg (TNS)

La Ménagerie de verre

Théâtre humain Trop humain (Centre Dramatique National de Montpellier)

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