ROMEO CASTELLUCCI :

Son spectacle "The Four Seasons Restaurant", présenté l'été dernier au Festival d'Avignon, est au Théâtre de la Ville jusqu'au 27 avril (dernier volet de son cylcle "Le voile noir du pasteur".

Avec sa Compagnie Raffaello Sanzio, Romeo Castellucci apparaît en France en 1993, à Dijon, pour Théâtre en mai: Amleto , repris en 2004 aux Ateliers Berthier. Où suit en 2006 Hey girl dans le cadre du Festival d’Automne, avec lequel il travaille régulièrement. De même avec le Festival d’Avignon (notamment Jules César , 1998). En 2008, en tant qu’artiste associé, il investit la Cour d’honneur d’une Divine Comédie qui fait date. Il travaille également au TNB de Rennes, notamment Genesi repris en 2000 à l’Odéon, Le Voile noir du pasteur créé dans le cadre du Centre Européen de production.

L'image, son mystère : L’an dernier au Théâtre de la Ville, le visage du Christ dominant la scène, se désagrégeant devant les faiblesses humaines, déclenchait un scandale mené par des intégristes. Romeo Castellucci croit au pouvoir de l’image. À nouveau il convoque un peintre, sollicité par le directeur du restaurant Four seasons, et qui, par dégoût des consommateurs, enleva ses tableaux. « Comment montrer une disparition », tel est le défi.

JEAN-PIERRE VINCENT :

" Iphis et Iante" d'Isaac de Bensérade jusqu'au 6 mai au Théâtre Gérard Philippe (Saint-Denis)

Iphis et Iante
Iphis et Iante © Raphaël Arnaud / Raphaël Arnaud

En 1634, Isaac de Benserade, un jeune poète de vingt-deux ans, écrivait cette extravagante comédie. Oubliée aujourd’hui, elle est pourtant d’une audace et d’une modernité uniques : inspirée des Métamorphoses d’Ovide, elle raconte l’amour que se portent deux jeunes filles ; l’une, Iphis, mystérieusement élevée sous l’aspect d’un garçon, et l’autre, Iante, sa voisine. Leurs pères ont décidé de les marier. Iphis se sait fille, mais qu’importe, cette passion la dévore. Les pères décident d’avancer la cérémonie. Le mariage est conclu. Et le mariage est consommé...

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S’ensuivent bouleversements divers, scandale public, intervention de la déesse Isis ; on ne vous dit pas la fin, ce serait dommage. Et il y a encore bien d’autres péripéties, d’autres surprises dans cette comédie. Aucune morale là-dedans: c’est une fable d’avant la psychanalyse et l’homosexualité modernes, un poème des heures chaudes de la jeunesse. Loin des dévotions baroqueuses, en jouant librement des époques, Jean-Pierre Vincent veut surtout activer ce conte pour ici et maintenant: sexualité, sentiments, rapports familiaux... Ce «Il était une fois», c’est chez nous aussi.

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Le théâtre Gérard Philippe

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