...Guillaume Charlet Les névroses sexuelles de nos parents de Lukas Bärfuss mise en scène de Hauke Lanz Découvrir ses propres névroses sexuelles à travers le personnage attachant et « attardé » de Dora voici la gageure du théâtre Paris-Villette dans son nouveau spectacle. Ce lieu, excellent laboratoire du théâtre contemporain, pousse l’expérience encore un peu plus loin le jeudi en nous proposant sur le web une performance simultanée plateau-réseau où les internautes donnent aux acteurs des directives scéniques modifiant le déroulement du texte de l’auteur Lukas Bärfuss. Dora n’a connu que les médicaments. Sa mère se sent coupable et décide d’arrêter tout traitement pour tenter de la sociabiliser. Mais très vite le langage « cru » de Dora dérange. Ses parents, son patron sont débordés par la liberté de cette femme-enfant et se trouvent confrontés aux confinements de leur propre pensée. Dora expose face à nos tabous et nos règles étouffants, sa nudité assumée, son

invité(s)

Jorge Lavelli

La saison passée, Jorge Lavelli conviait le public français à la découverte du dramaturge Juan Mayorga, qu’il considère comme l’un des auteurs majeurs de ce début de siècle en Espagne : Chemin du ciel (Himmelweg), présenté au Théâtre de la Tempête, a reçu en 2008 le Prix de la mise en scène décerné par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). OEuvre sur les enseignants et les élèves, les parents et les enfants – sur des personnes qui en ont trop vu et d’autres qui sont en train d’apprendre à regarder – Le Garçon du dernier rang révèle un autre aspect du talent de cet auteur. Un professeur de lettres corrige les copies de ses élèves. Affligeant ! Mais l’un d’eux, qui préfère une place discrète au dernier rang, « celle d’où l’on voit tous les autres », fait preuve dans sa narration d’un sens aigu de l’observation, et même d’un voyeurisme subtil. Encouragé par l’enseignant, il poursuit sa rédaction-feuilleton, pénétrant l’univers de deux familles, l’une bourgeoise ave

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