Le temps lui-même n’a pas d’existence en tant que tel. Ce sont les choses, et leur écoulement, qui rendent sensibles le passé, le présent, l’avenir.

Lucrèce. De Rerum Natura > Montrer combien lentement et irréversiblement un esprit s’aperçoit de l’étrangeté des choses.

Marguerite Yourcenar Carnets de notes de L’Œuvre au noir > Il se servait de son esprit comme d’un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine. La terre tournait, ignorante du calendrier julien ou de l’ère chrétienne, formant un cercle sans commencement ni fin […] La chambre donnait de la bande ; les sangles criaient comme des amarres ; le lit glissait d’occident en orient à l’inverse du mouvement apparent du ciel […] Le point de l’espace où il se trouvait contiendrait une heure plus tard la mer et ses vagues, un peu plus tard encore les Amériques et le continent d’Asie. Ces régions où il n’irait pas se superposaient dans l’abîme à l’hospice de Saint-Cosme. Zénon lui-même se dissipait comme une cendre au vent.

Marguerite Yourcenar. L’Œuvre au noir > Ouvre-nous la porte par laquelle nous voyons que cet astre – cette planète – ne diffère pas des autres. Donne-nous la science de l’équivalence de notre astre et du monde avec celle de tous ces astres et mondes que nous pouvons voir […] Apporte-nous la connaissance de l’univers infini […]

Giordano Bruno. Dialogues > J’ai donc d’abord examiné les orbes usées des planètes

Et le terrible danger qui menaçait les remparts fissurés du monde

Car les colonnes du monde étaient déjà sur le point de s’écrouler

Tandis qu’une nuit obscure dissimulait les causes.

[…] Alors j’ai entrepris la tâche, espérant qu’elle réussira,

De consolider les voûtes du nouveau ciel par des poutres […]

Johannes Kepler. Astronomie nouvelle > Toute la philosophie n’est fondée que sur deux choses. Sur ce qu’on a l’esprit curieux et les yeux mauvais. Les vrais philosophes passent leur vie à ne point croire à ce qu’ils voient, et à tacher de deviner ce qu’ils ne voient pas.

Bernard de Fontenelle. Entretiens sur la pluralité des mondes > Le paradoxe de Zénon démontrait l’impossibilité du mouvement ; le paradoxe de la nouvelle astronomie est de démontrer que, sans bouger, nous bougeons. Vertigineux voyage, imperceptible mais effréné, à travers le cosmos, ou, dans les termes de Robert Hooke, ‘une transmigration dans le ciel, alors même que nous restons là, sur Terre, et dans la chair.’

Frédérique Aït-Touati. Contes de la lune. Essai sur la fiction et la science moderne

Articles scientifiques

  • Hogenesch JB, Ueda HR. Understanding systems-level properties: timely stories
  • from the study of clocks. Nature Reviews/Genetics . 2011, 12, 407-16.
  • Wang W, Barnaby J, Tada Y et coll. Timing of plant immune responses by a central circadian regulator. Nature . 2011, 470, 110-4.
  • McClung CR. Plant biology : defence at dawn. Nature . 2011, 470, 44-5.
  • Zhang EE, Kay SA. Clocks not winding down: unravelling circadian networks. Nature
  • Reviews/Molecular Cell Biology . 2010, 11, 764-76.
  • Burns JA. The four hundred years of planetary science since Galileo and Kepler. Nature . 2010, 466, 575-84.
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