Cynthia Fleury
Cynthia Fleury © Radio France

Cynthia Fleury

Philosophe, psychanalyste et écrivain

Cynthia Fleury revient sur l'immolation par le feu d'une enseignante à Béziers le 13 octobre dernier. Elle élabore la notion de courage et réagit à cette définition de Paul Nizan: "le courage véritable consiste chaque jour à vaincre les petits ennemis".

Cynthia Fleury est chercheur à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), Research Fellow et Associate Professor à l’American University of Paris, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris et enseignante à l'École polytechnique.

Cynthia Fleury est aussi chroniqueuse à L'Humanité . Elle fut membre du comité de lecture de la revue Cités et collabore au site nonfiction.fr. Elle est membre fondatrice du Réseau international des femmes philosophes, parrainé par l'Unesco et est actuellement vice-présidente d'EuropaNova.

Son dernier ouvrage, La fin du courage , a été récompensé par le Prix Afci (Association française de communication interne) 2010 du livre.

La fin du courage
La fin du courage © Radio France / Livre de poche

La fin du courage aux éditions Hachette Livre

(mars 2010)

Résumé

Chaque époque affronte, à un moment de son histoire, son seuil mélancolique. De même, chaque individu connaît cette phase d’épuisement et d’érosion de soi. Cette épreuve est celle de la fin du courage. Comment convertir le découragement en reconquête de l’avenir ? Notre temps est celui de l’instrumentalisation et de la disparition du courage. Mais ni les démocraties ni les individus ne peuvent en rester à ce constat d’impuissance. Nul ne résiste à cet avilissement moral et politique. Il s’agit de surmonter ce désarroi et de retrouver le ressort du courage, pour soi, pour nos dirigeants si souvent contre-exemplaires, pour nos sociétés livrées à une impitoyable guerre économique. Le plus sûr moyen de s’opposer à l’entropie démocratique reste l’éthique du courage et sa refondation comme vertu démocratique. Dans cet essai enlevé, Cynthia Fleury rappelle qu’il n’y a pas de courage politique sans courage moral et montre comment la philosophie permet de fonder une théorie du courage qui articule l’individuel et le collectif. Car si l’homme courageux est toujours solitaire, l’éthique collective du courage est seule durable.

Les pathologies de la démocratie
Les pathologies de la démocratie © Radio France / Livre de poche

Les pathologies de la démocratie aux éditions Hachette Livre

(Septembre 2005)

Résumé

Où en sommes-nous de la démocratie française ?Qu'avons-nous fait des valeurs et des principes prônés par la démocratie naissante de 1789 ? Dans quelle mesure sont-ils toujours opérants ? Pourquoi, et par quels processus, certains d'entre eux se sont-ils pervertis ? Comment, aujourd'hui, sanctifier l'épanouissement personnel sans favoriser l'incivilité ? Comment étendre le domaine de la liberté sans le faire au détriment des conditions sociales ? Quel prix à payer pour que la démocratie reste le meilleur garant des principes qu'elle instaure ? Comment ne pas succomber à l'entropie communautaire ? Comment se préserver d'un retour du religieux ? Comment concevoir un destin commun à l'ère de l'individualisme collectif ? En un mot, comment conduire la démocratie à l'âge adulte si les citoyens demeurent des enfants à qui tout est dû ?

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.