"Bonjour habitant du siècle numéro vingt et un !

Après le poil de gars et le poil de zyeux, nous allons aujourd’hui ouvrir un nouveau chapitre velu de notre thèse en détaillologie de la vie. Du poil, – t’as remarqué ? –, Homo sapiens en a moins que d’autres mammifères, mais plus que d’autres animaux (moins qu’un chien, plus qu’un poisson). Chez l’humain, le poil est lo-ca-li-sé. Et, selon sa localisation, il est plus ou moins le bienvenu (le premier qui apparaît au menton d’un garçon, c’est la fête à Neu-Neu ; sur celui d’une femme, c’est le début de la pente savonneuse vers la vieille tata qui pique). Mais laissons là les poils au menton, causons poils au carafon.

Coiffeur
Coiffeur © La Semaine des familles - Wikimédia

Figure-toi que j’avais un problème de coiffeur. Dans la vie, des fois, tu trouves un coiffeur ou feuse (souvent feuse) que tu sens que vos esprits, ça connecte. Le signe qui ne trompe pas, c’est que, contrairement à ce qui se produit avec ses congénères, quand tu sors de chez elle, tu te trouves plus belle qu’en entrant. Tu files pas direct sous la douche pour aplatir son brushing. Mais un jour, tu déménages, ou elle déménage, et tu erres pendant une durée indéterminée dans un no-man’s-land éprouvant de coiffeurs qui comprennent pas ta conception de ton toi profond capillaire. J’étais perdue dans ce purgatoire depuis des mois, quand j’ai fini par avouer mon problème à ma copine Nelly.

  • Tu veux vraiment mon avis ?, qu’elle me fait avec une tête de condoléances..."

© Muriel Gilbert

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