Tanguy Pastureau se penche ce matin sur une étude australienne prouvant les bienfaits de la musique de Star Wars sur la coloscopie...

Certaines phrases ne sont jamais prononcées par qui que ce soit. Ainsi la phrase "j'ai envie d'adhérer au Modem" n'a pas été prononcée depuis 7 ans ½, la phrase "punaise, c'est quand même un bon journaliste Pascal Praud" n'a pas été utilisée depuis 2011, quant à la phrase "tiens, je me ferais bien une petite coloscopie", personne ne l'a jamais dite. La coloscopie c'est cet acte qui consiste à avoir un rapport intime avec la caméra, comme dans un film introspectif de cinéma d'auteur français, mais en plus poussé. Et, dans l'ordre des choses que les gens aiment faire, elle arrive en 34280ème position, juste derrière sauter sur un pitbull déguisé en saucisse ou se taper un concert d'André Rieu quand on déteste le violon et les nuques longues ! Des chercheurs australiens de l'université d'Austin, près de Melbourne, se sont donc dit "nom d'un koala, il doit y avoir un moyen de transformer cette épreuve en moment de plaisir, il y a bien des gens qui aiment jouer au ping-pong, la coloscopie c'est pas pire". Ils ont alors réfléchi au moyen de détendre les patients, leur faire gober du poppers, c'est illégal, leur dire qu'il y a plus malheureux qu'eux, qu'en France Stéphane Le Foll tente de reconstruire le Parti Socialiste, ça va pas les toucher, puis ils se sont dit "et si on leur passait de la musique ?". La musique, c'est cet art formidable que David Guetta s'est promis de faire un jour. Mais une fois qu'on a dit ça, reste à savoir quelle musique diffuser, du Beyoncé, afin que le patient bouge son boule et que ça facilite l'introduction de la caméra, Coco caline de Julien Doré pour qu'il réfléchisse au sens des paroles de la chanson, compter 16h20, et pense à autre chose qu'à la coloscopie ?

Ils se rendent donc au service de gastro-entérologie de l'hôpital d'Austin, serrent la main des docteurs mais après que ceux-ci ont retiré leurs gants, et font 2 groupes. Le premier est composé de médecins qui vont pratiquer des coloscopies sur de la musique pop, Maroon 5, Ed Sheeran, Bruno Mars, enfin tout sauf Brahms, le deuxième sur la bande originale de Star Wars, le film où un mec en burqa tape une crise d'asthme en même temps qu'il annonce à son fils qu'il est son père. Les chercheurs sortent, pour préserver l'intimité des patients, à part un qui leur dit "vous pouvez rester, j'ai l'habitude, tous les étés je fais le Cap d'Agde avec ma femme", et ensuite ils debriefent le personnel soignant. Et là surprise, il apparait que l'équipe ayant bossé avec la BO de Star Wars a détecté 50% de polypes et d'adénomes, ce sont des tumeurs, en plus que celle qui a eu de la pop, si Michael Jackson, king of pop, vivait toujours, on lui dirait "tu sais quoi baby, ta musique elle sert à rien, si j'ai un cancer je reste avec, alors que Chewbacca il a l'air de rien, il pue, il grogne, il est crado, mais il suffit qu'il sorte un single et on me filme tous mes polypes en 3D".

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