Le pouvoir russe a un problème avec les gays parce qu’ils imaginent que si les gens voient des scènes d’amour gay, ils vont le devenir... ces abrutis ont coupé les scènes gay du biopic d’Elton John, il reste 7 secondes où on le voit jouer du piano. Assis, en plus.

Rocket Man, ce n’est pas un film sur un super-héros végane en forme de roquette, la salade que mange Aymeric Caron en se caressant l’épi de maïs, ça pourrait être chouette, d’ailleurs, on aurait Roquette Man qui débarquerait chez le boucher en hurlant « je vais te crever, Gilbert, pour ce que t’as fait aux porcs », avant d’ajouter, car le super-héros végane aurait de l’humour, « je vais te coller une patate ». Non, c’est juste le biopic d’Elton John, le chanteur sur la tête de qui est venue mourir une moufette il y a 15 ans, et qui a composé des bijoux pop qui feraient aimer le piano à un sourd. 

Donc là on se dit « méfiance », déjà le biopic de Freddie Mercury de Queen, les mecs avaient occulté le fait qu’il organisait dans sa villa des fêtes de 87h où il remplissait des gens tandis qu’il se remplissait son nez à lui, à Brico Dépôt, il aurait été classé dans les enduits de rebouchage, or au visionnage du film, j’ai cru qu’on allait le voir se lancer dans la confection de coussins à broder avec sa nièce.

Mais apparemment Rocket Man est plus fidèle à la réalité, on y voit Elton John en prise avec ses addictions, cocaïne, alcool, implants capillaires, il y a une scène où il sniffe la tête de Michel Fugain, et il y a aussi du sexe gay, car, le saviez-vous, Elton John est gay. Mais il a tenu à avoir une vie pourrie quand même, donc il a adopté 2 enfants, conçus par mère porteuse. Pour un homme, une mère porteuse, ça consiste à regarder une femme porter un gosse pendant 9 mois en se trouvant aussi utile qu’un évangéliste devant une boite du Cap d’Agde, donc c’est la même chose que quand on est en couple hétérosexuel, sauf qu’ensuite on n’a pas à se taper des années de mensonge quand elle nous dit « tu trouves pas que mon corps a changé », on dit au revoir à la dame, on prend le môme, et ciao, on n’a pas à la voir un jour en train de prendre du plaisir à regarder Télématin et donc on garde espoir en l’humanité. 

Bref, Elton John a deux enfants, un mari, David Furnish, il a une vie moins rock’n’roll que celle d’Alain Duhamel. Mais avant, dans les seventies, ça n’était pas ainsi, le gusse s’est mis dans le cornet tout ce qu’il était possible d’y mettre, ses narines c’était la ligne 13 du métro parisien à l’heure de pointe mais sans les odeurs d’aisselles. Et malgré un physique banal, il couchait à droite à gauche, grâce au succès, c’est la clé d’une vie sexuelle démente, d’où le fait que Florian Philippot, par exemple, est toujours vierge. 

Nagui peut nous en parler, ça fait 30 ans qu’il a du succès, et bah là, même si une femme nue qui a fait un BTS de fakir arrive face à lui à se mettre le haut de la tête entre les cuisses en se léchant elle-même, il lui dira « bébé, t’es gentille, montre-moi quelque chose que je ne connais pas ». 

Bref, un biopic sur une pop star, il y a forcément du sexe, c’est pour ça qu’on devient pop star, Prince qui faisait 1m57 avec un duvet de moustache, s’il n’avait pas fait « Purple rain », même à Cetelem on le mettait dans les bureaux derrière pour ne pas que les clients le voient. Mais en Russie, le pays du bœuf Stroganov et de Vladimir Poutine, pour les distinguer, Poutine, c’est celui sans sauce, le sexe gay, c’est hors de question. 

On peut montrer des meurtres, des scènes d’apocalypse, Shakira qui twerke devant l’hôtel Ibis contre la bouteille de Stella d’un punk à chien, mais un bisou entre mecs, le pouvoir russe est tétanisé. La propagande homosexuelle y est interdite, parce qu’ils pensent que ça marche comme les pubs, vous voyez la pub Wasa, vous avez envie d’un petit pain suédois, alors même que c’est dégueulasse, aucune mère n’a obtenu de sa famille un « ahhh » de joie après avoir prononcé la phrase « les enfants, pour diner, on a des petits pains suédois », non, ça donne des envies de meurtre, Emile Louis dans sa jeunesse fréquentait beaucoup le rayon petits pains suédois des centres Leclerc de l’Yonne.

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