Tom Enders, patron d’Airbus a besoin de 36,8 millions d’euros pour être heureux. C’est son cadeau de départ du groupe, ses collègues à la base étaient partis sur une montre Swatch...

Tom Enders, c’est un allemand, comme Angela Merkel mais sans tailleur vert à bouloche, parce qu’il est très genré. Aujourd’hui il est patron d’Airbus, le constructeur aéronautique, ce sont ces personnes qui haïssent l’humanité, un jour elles se sont réunies, ont dit « les mecs, comment faire souffrir le genre humain ? », il y en a une qui a dit « on diffuse Maitre Gims et Tal dans les avions », les autres ont répondu « non, quand même, les passagers vont péter les hublots pour sortir ».

A aussi été évoqué le fait de ne proposer durant le vol que 5 films, Taxi, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4 et Taxi 5, mais ça a été jugé contraire à la Convention Contre la Torture votée en 2015 à la sortie du film Aladin avec Kev Adams à l’UGC de Créteil. 

Ils sont donc tombés d’accord sur le fait de seulement laisser 19 cms de longueur aux gens pour mettre leurs jambes, ce qui fait qu’Adriana Karembeu, par exemple, est obligée avant chaque vol de se faire amputer au niveau du genou, puis une fois arrivée, le docteur d’Abdelaziz Bouteflika les lui recolle, comme il l’a fait avec son patient entier déjà 24 fois. Bref, Tom Enders, c’est un loup aux dents longues, si Johnny l’avait croisé de son vivant, il l’aurait foutu sur un T-shirt. Il a dirigé la branche armements d’EADS, ne jouons pas les hippies, il nous faut des armes, sinon on montre à Kim Jong-un que c’est lui qui a la plus grosse, il a déjà une super-coupe de footballeur, il ne doit pas avoir accès au swag complet. Enders, en 2013, a été sacré patron le plus performant par le magazine Challenges, le moins performant cette année-là étant Didier Sanchez, patron du bar-tabac le Chiquito à Nevers, qui par 7 fois dans l’année a été à cours de cacahouètes. En 2012, Enders est devenu patron d’Airbus, c’est un winner, à la rédac de BFM Business, on se caresse avec un exemplaire des Echos roulé sur lui-même en pensant à lui. 

Et puis Tom Enders, c’est un libéral, un vrai, sans pitié, il souhaite la création en Allemagne d’emplois faiblement payés pour mieux intégrer les migrants, je pense qu’au fond il souhaiterait que ces gens-là rémunèrent leur employeur, à condition, ce n’est pas un monstre, que celui-ci leur assure un travail 7/7j de 6 à 23h, pause café à 15h, à ce moment-là les migrants vont à la machine et font couler le café du patron. Après, contre 10 euros, ils ont le droit de poursuivre leur journée de travail.

 Bref, Tom Enders, comme tous les grands patrons, n’a pas de passion fulgurante qui occupe sa vie, les timbres il s’en fout, le bondage ça le branche pas, l’horticulture il n’a pas le temps, ce qui l’intéresse, c’est l’argent. 

Normal, faire des avions, c’est pas ouf, d’ailleurs, même quand il était enfant, les avions en papier, ça l’ennuyait, il préférait les cocottes en papier, mais une fois adulte, a réalisé qu’une poule transportait quoi, une personne à la fois, et encore, sur 5 mètres, et il fallait la bourrer de médicaments pour qu’elle y arrive, donc il s’est rabattu sur les avions.

Par conséquent, alors qu’il s’apprête à quitter Airbus, ses collaborateurs lui ont demandé « Tom, qu’est-ce qui te dirait comme cadeau de départ ? », ils pensaient à une Smarbox séjour en yourte pour vivre comme dans Rendez-vous en terre inconnue mais sans avoir à se taper la tribu un peu lourde. Mais Enders a répondu « merci, j’aime autant 36,8 millions d’euros ».

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