Jean-Claude Mailly, leader du mouvement Force Ouvrière, est dans une position délicate. Il est tiraillé entre les militants du syndicat et son amour caché pour Macron.

Jean-Claude Mailly, c’est le boss du syndicat Force Ouvrière, un petit bonhomme à lunettes rondes qui ressemble à Harry Potter s’il avait atteint l’âge de l’andropause. Il a 64 ans, soit 50 de plus que Macron, et est secrétaire général de FO depuis 2004, réélu en 2007 à Lille, en 2011 à Montpellier, en 2015 à Tours. FO c’est comme Miss France, à chaque élection ils visitent une ville, à la différence que Jean-Claude Mailly ne défile pas en maillot de bain les cuisses épilées et ne dit pas à Jean-Pierre Foucault qu’il déteste la guerre, mais aussi l’absence de paix, la mort et les brocolis. Bref, les gens à FO aiment Mailly autant que les punks à chien aiment le chanteur Soan, parce qu’il part direct, une virgule oubliée dans un accord d’entreprise et il cadenasse le portail de la boite avant de mettre du cyanure dans la machine à café pour éradiquer les non-grévistes. Il a le mental d’Hannibal au sortir des Alpes si son éléphant avait glissé sur une plaque de neige. A l’époque de la loi El-Khomri, du nom de cette dame aujourd’hui à Pôle Emploi, il avait fait descendre ses camarades dans la rue, tandis que Philippe Martinez de la CGT, le sosie de Gérard Jugnot en 76, bloquait les dépôts d’essence, Bernard Arnault avait dû installer un pédalier de Vélib dans sa Porsche.

Seulement à l’Elysée il n’y a plus Hollande, qui était mou comme un caramel de Jersey, il y a Macron, le Rastignac du mondialisme, qui est une bête de séduction. Castaner, quand il le voit, transpire du pelvis et Gérard Collomb le compare à Errol Flynn, le sex-symbol de sa jeunesse. Or Macron a reçu Mailly cet été, et il a fait comme d’habitude, il l’a fixé dans le blanc des yeux en lui serrant la main pendant 9 minutes et en roulant du bassin. Macron c’est le serpent dans Mowgli. Vous entrez dans son bureau vous dites je vais le plier, le gosse. Vous ressortez, il vous tient par la fesse gauche et vous dit, j’attends ton appel, mon loup. Il est fort, il pourrait vendre des exemplaires de la torah à Téhéran, des slips à l’espace naturiste du bois de Vincennes. Donc Jean-Claude Mailly s’est fait séduire, il a senti un frisson lui parcourir la rate, a fermé les yeux et a dit à Macron, vas-y, prends-là, ma fleur.

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