Tanguy, vous aimez manger bio.

Oui, Nagui, et ça se voit à mon corps plein de santé, bourré de tonus, élancé et si musclé, les gens m'appellent l'étalon breton. Je ne mange que des produits sains, des ananas bio cueillis par des petits paysans costaricains qui avant de l'emballer dans un carton recyclé font un bisou à chaque fruit tellement ils aiment ce qu'ils font, s'ils pouvaient ils lui feraient l'amour, seulement l'ananas pique. 

Mon conseil est de plutôt s'accoupler avec un abricot, le végétal qui ressemble le plus à des fesses, et c'est très doux quand on est dedans, je le dis pour égayer un peu les rayons trop austères des magasins Naturalia. Le bio m'a permis de découvrir le boulgour, le quinoa, le lupin, l'épeautre, j'ai plus bouffé de graines qu'une poule de Loué, si un moment je pousse un petit cri, c'est que j'aurais pondu un œuf. 

Et la viande bio, on a en tête l'image d'une vache seule dans un pré immense avec à dispo plus d'herbe que n'en a roulé le groupe Cypress Hill sur 30 ans de carrière, vache se faisant masser par un fermier qui murmure "dire que je devrais être en train de féconder la vieille fille que m'a refourgué la mère Le Marchand, si je fais ça, c'est pour la cause du bio". Vous me dites bio, j'imagine des moutons épanouis qui sautent des barrières en bêlant la chanson Love is all, pour endormir des veaux qui se disent "non, je résiste au sommeil, ma vie est un tel kif qu'il est hors de question que j'en perde une miette, je me sens comme une Miss France à qui on vient d'annoncer qu'elle avait un ver solitaire et qu'elle allait pouvoir se nourrir de tartiflette". 

Et en fait non, on nous a pris pour des cons, c'est une horreur, bio ou pas bio, c'est le même topo, ça finit en carnage, quand je passe devant le McDo j'ai envie de chialer.

Ce week-end, L214, une association qui fait des snuff movies d'animaux, a diffusé une vidéo insoutenable, à côté une sex-tape où on verrait Jacline Mouraud, la Louise Michel du plein à la pompe, se désaper devant Dominique Chapatte de Turbo en lui disant "toi au moins tu me comprends, mon goret", ce serait que dalle. 

Le truc a été tourné dans un abattoir de l'Indre, et on voit des bêtes se faire découper vivantes, suspendues en train de se débattre et de hurler, car les bêtes hurlent dans les abattoirs, vous mettez côte à côte Adele + Celine Dion + Muriel Robin à qui vous venez de dire que la GPA ça pose quand même des problèmes éthiques, vous n'obtenez pas la moitié du cri que pousse un bestiau à l'abattoir. 

Et là déboulent des ordures qui les découpent en vie, parce que ce sont des ordures, animés du même vice que le curé qui balancerait Didi de Khaled en pleine cérémonie funéraire de Jean-Marie Le Pen quand il cassera sa pipe. Moi je préfère 100 fois me prostituer pour bouffer que de bosser dans un abattoir, bon après, il y a la réalité du terrain, qui est que le client préfèrera toujours une roumaine de 19 piges à moi, d'autant qu'il faut travailler dans les bois et que j'ai horreur des insectes et des capotes usagées, alors quand on soulève une capote et qu'en dessous il y a une blatte, je hurle.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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