Dans sa chronique qui maltraite l'info, Tanguy Pastureau nous raconte les bienfaits qu'il y aurait à câliner les arbres.

Ah là là, les amis, que c’est bon de vous revoir ! je vous aime ! Je vous fais des bisous partout ! Biz biz biz. Bon, il n’y pas un truc qui vous choque là ? Bah oui, c’est ça, ça ne me ressemble pas de dire tout ça, ce n’est pas moi. 

Daniel Morin un soir de remontée de sève pourrait prononcer ces phrases, mais moi je n’aime pas les bisous, et je suis l’homme le moins tactile du monde, la seule fois où j’ai fait un massage, j’ai demandé à la dame de me jeter des trucs sur le dos en restant à 4 mètres. Elle m’a balancé son imprimante sur la nuque, pendant 7 jours ensuite je suis resté coincé la tête en haut, jamais j’avais autant contemplé les nuages. Dans la rue, je criais « Evelyne Dhéliat, je te prends quand tu veux sur les arrivées de systèmes dépressionnaires ». 

C’est comme ça, quand j’étais jeune, j’étais ouf, j’ai tout tenté niveau sexuel, une fois j’ai même fait un plan à 2, c’est comme un plan à 3 mais avec ta petite amie. Bah oui, mais c’était une époque où je sortais de 10 ans de plans à 1, donc… Mais aujourd’hui, je suis blasé, 46 piges, j’ai passé l’âge des papouilles, rangez vos doigts les boloss, au bout d’un certain âge, même les sentiments sont moins intenses. Moi j’ai plus de papillons dans le ventre, j’ai des cocons. Seulement j’ai conscience que tout le monde n’est pas moi, dommage d’ailleurs, parce que sur les fiches de paye, ça éviterait de changer les noms des gens à chaque fois, imaginez en fin d’exercice l’encre économisée. Et la distance sociale qu’on doit maintenir face au Covid, certains la vivent mal, des êtres sensibles qui ont besoin des autres pour s’épanouir, des lavettes, des mecs qui lisent Alfred de Musset en cachette dans les toilettes en pensant « purée si j’étais Perdican je frotterais Camille comme si on était tous les 2 sur la ligne 13 du métro ». 

Donc à ces gens-là, je dis une chose : barrez-vous en Islande. Oui, en Islande, ce riant pays où l’hiver, quand le jour arrive il fait nuit quand même. L’Islande, c’est le pays des geysers, vous vous baladez, puis soudain, un jet d’eau très puissant se déclenche sous vous, si à ce moment-là vous ne portez pas de slip, ça vous colle les bourses au niveau du front, ça évite d’avoir à rajouter du maquillage. 

En Islande, on peut faire de la motoneige, c’est comme de la moto mais avec des skis, alors qu’à Paris j’ai un ami qui a fait du Velbus, il a fait du Vélib, il s’est pris un bus. On l’a récupéré à la cuillère à soupe, 110 morceaux, Ravensburger l’a commercialisé en tant que puzzle. Mais surtout en Islande, on peut faire un câlin à un arbre, oui, un arbre, ces choses longues avec au sommet un truc un peu fouillis, vous voyez Mireille Dumas ? Un arbre, ça ressemble à ça, la différence, c’est que si l’arbre a des champignons, il ne va pas à la pharmacie. C’est le Service Forestier Islandais, le SFI, rien qu’en disant son nom, tout le monde se transmet le Covid, qui propose aux gens d’enlacer des arbres, parce que là-bas aussi il y a les mesures de distance sociale, or l’isolement a des effets négatifs, ça entraine des dépressions et on est moins résistant aux maladies, Manuel Valls qui est isolé politiquement depuis 4 ans, là si un moustique le pique, il se barre avec sa jambe droite. 

Et faire des câlins aux arbres, d’après les islandais, a des vertus thérapeutiques folles, on se sent bien, parce que déjà l’arbre ne proteste pas, jamais il ne dit « mais enfin Jean-Pierre, que t’arrive-t-il, on a toujours eu des rapports de stricte amitié », ou alors s’il le dit, c’est que vous n’auriez pas dû manger ce champignon bleu au pied de l’arbre. Mais au-delà de ça, au Japon par exemple, on enlace les arbres depuis la nuit des temps, avant même la 1ère télé d’Alain Duhamel, on appelle ça le shirin-yoku, bain de forêt en français. Juste se balader dans la nature, d’après les japonais, fait du bien.

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