Tanguy n'est pas très foot mais il est tout de même venu à Clairefontaine car comme tout le monde, il aime la France, ce fier pays qui a offert au monde Chimène Badi et la tarte au maroilles. Et comme il aime la France, il aime les Bleus, qui nous ressemblent mais en jeunes et en bien gaulés.

Tanguy, vous êtes heureux d’être à Clairefontaine.

Oui, d’abord parce que nous sommes sortis de Paris et son nuage de pollution, si bien que pour la première fois, on se voit, et je ne vous imaginais pas comme ça, Nagui. Je pensais que vous étiez une grande dame blonde, du coup, je trouve le succès que vous rencontrez encore plus bluffant, parce que je réalise que vous êtes parti de rien. 

Et puis j’adore les Bleus, parce qu’ils m’ont donné confiance en nous. Avant les Bleus, je chouinais, je disais « oui, la France, c’est pas top, on a fait plein de guerres, on a fait la St-Barthélémy, les albums de Zaz, la colonisation, on est méchants », mais tout ça, j’en ai plus à foutre, car la victoire m’a rendu patriote.

On a 2 étoiles, notre pays, c’est un hôtel Baladins, et j’ose le dire, grâce aux Bleus, j’aime la France, si je pouvais, je lui ferais l’amour, par le bassin méditerranéen au début, parce que c’est rond et doux, mais l’un de ces soirs où on se lâche, je lui dirais « vas-y, mets-moi la Bretagne ». J’ai réalisé que la France est un pays largement supérieur aux autres, nous sommes le peuple élu, je suis sûr que Dieu s’est installé dans le Lubéron, à côté de la villa de Renaud, pour la distinguer, c’est celle dont la piscine est remplie de vomi. 

Je me souviens de la dernière victoire des Bleus comme si c’était il y a un an et 2 mois. J’étais en vacances à Pléneuf, petit bout de plage breton, je regardais une mouette tuer une méduse avec son bec, ce qui sur TripAdvisor est classé activité n°1 à faire à Pléneuf, quand soudain, venant du Bar du Mousse Déchiré, dans lequel Jean-Yves Le Drian ivre montrât son sexe en juin 1937, est montée une clameur énorme, il aurait fallu 180000 Carla Bruni pour produire le même son. 

Là j’ai compris qu’on avait gagné, et c’est pour ça que j’aime les Bleus, parce qu’on peut crier « on a gagné » sans avoir rien foutu à titre personnel. Pour moi qui suis fainéant, c’est super, il n’y a qu’avec les Bleus que ça fait ça, jamais quand Hanouna resigne avec C8, il crie « ce contrat il est pour vous, mes petites beautés, allez je partage, 200 euros chacun les chéris », non, sa victoire, elle est juste à lui, et à Bernard Montiel qui ainsi peut rester à la télé. 

Donc oui, on a gagné, deux fois, parce que les français sont des winners, c’est pour ça que Jo-Wilfried Tsonga est certainement portugais. On a tout gagné, 767, la bataille d’Albi, gagné. 801, on a pris Barcelone, ce que Manuel Valls aujourd’hui est incapable de faire. En 991, on a pris Melun, parce qu’à l’époque, on prenait tout, aujourd’hui les qararis proposeraient de racheter Melun, pour faire un parking, on leur dirait « pas de souci, on s’en sert pas, ça fera 16 euros », mais à l’époque, on se battait pour garder chaque bled, les français criaient aux saxons « vous n’aurez pas Limoges ! », les autres en face disaient « c’est une vanne, tu crois, ou ils sont sérieux, les mecs ? ». 

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