Tanguy, est contre le soleil...

Tanguy Pastureau, depuis chez lui
Tanguy Pastureau, depuis chez lui

Oui, le soleil est une chienne, parce qu’il n’apporte que des malheurs : à cause de lui, l’été dans les Landes, des allemands nudistes se brûlent les fesses, ou la fesse pour ceux qui portent des moitiés de maillots, des allemands indécis. Le soleil brille l’été, qui est la pire saison pour l’élégance, celle des coïts en tongs sous la tente. Le soleil, astre découvert par Jacques Séguéla en 1922, nous plombe. Et hier, il nous a tout gâché le confinement qu’on avait avec chacun chez soi à se morfondre en matant le 114ème Louis de Funès diffusé par France 2. 

Tout ça, c’est de la faute de Castaner, qui n’a pas été assez ferme, quand on a un gilet jaune il est très méchant, très nerveux, il tire à vue, c’est l’inspecteur Harry en moins jouasse, mais là, un peuple entier, il n’arrive pas à gérer. Du coup, on est confiné mais on a le droit de courir, tout le monde court, à part Christophe Lemaitre parce que ça lui rappelle le boulot. 

On peut aussi se balader une heure autour de chez soi, sauf les Macron qui peuvent se balader une heure chez eux, ils ont un 7000 m2, sans Waze, ils n’arrivent même pas à retrouver les toilettes, une fois le président s’est retenu de faire pipi 3 jours. Et on a la possibilité de sortir son chien, ces bestioles qu’on apprécie même quand elles se lèchent le derrière et qu’elles nous lèchent ensuite. Bref, notre plan de confinement à la française, les nord-coréens appellent ça « liberté totale et même un peu excessive ». 

Parce qu’hier, je suis allé sur les réseaux sociaux, j’ai tapé centrisme et poitrines opulentes, mes deux passions, attention, recherche à faire séparément, sans quoi on tombe sur des montages photo de François Bayrou traumatisants, et j’ai regardé les news, j’ai vu qu’à Paris, il y avait du monde qui se baladait. Alors pas la grande foule, on n’est pas sur un concert de la Fête de l’Huma où Bernard Lavilliers ivre se mettrait à crier sur scène « bah moi je viens de me pacser avec Bernard Arnault ». Mais il y avait pas mal de joggers, de familles, les uns sur les autres, comme un Tétris mais composé de cons plutôt que de carrés. 

Et tout ça à cause de quoi ? Du soleil. Est-ce qu’il y aurait la même ambiance s’il faisait 8 degrés avec du givre ? Non. Le soleil influe sur nous, le ragga dancehall sur lequel des dames se secouent le bassin à s’en faire péter le fémur, il n’est pas né à Oslo. La pétanque en marcel avec des potes à moustaches qui sentent la sueur, ça se pratique peu au Groenland. 

C’est le soleil, cet astre maléfique, qui nous pousse à boire, draguer, bouffer des chips et, le soir venu, copuler afin de donner naissance à l’un de ces êtres infâmes qui finissent à 16 piges par écouter Jul : un bébé. C’est à cause du soleil qu’Arielle Dombasle se déguise en sirène et tourne des clips en bord de mer, à cause du soleil que BHL se trimballe la chemise ouverte avec les tétons qui pointent, sans le soleil, ce couple serait peut-être très crédible. Et encore plus s’ils ne parlaient pas.

Le soleil nous a donné le mélanome malin, la piqure de méduse, le Mikojet qui fond trop vite et la même couleur aux gens, hi hé ho, hi hé ho, la même couleur aux gens. Il est prévu que le soleil meurt dans 5 à 7 milliards d’années, ce qui représente 3 carrières de Michel Drucker. Et bien je vais vous dire : j’ai hâte. Le soleil, c’est infâme, sans lui, nous n’aurions eu ni Philippe Lavil, ni cartes postales avec coucher de soleil et en encart des orteils de gosses avec écrit « Pornic, c’est le pied ». Et sans le soleil, on serait peut-être tous plus sérieux quand on nous demande de rester chez nous.

Programmation musicale
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.