A Metz se joue l’avenir de la biodiversité, avec Rugy et Brune Poirson, c’est vous dire si on est mal barré...

Moi, grand défenseur de l’environnement, j'ai pris l’avion... j'ai honte, ça fait 7 jours que je me fouette avec des orties bio en imaginant que c’est Yann Arthus-Bertrand qui me frappe, sa moustache trempée par l’excitation. 

Je suis à deux doigts de demander à Greta Thunberg, la suédoise prépubère qui porte un nom de bière sca      ndinave, de m’entourer les testicules avec ses nattes avant de tirer dessus d’un coup sec, car je dois être puni. J’attends de France Inter, radio éco-concernée peuplée de barbus crados qui carburent au boulgour, qu’elle me licencie, car j’ai fauté. 

J’ai trahi la planète, pire que si j’avais couché avec Pluton. Il y a 10 jours, en effet, j’ai pris l’avion, et pas pour aller à Dubaï me faire cuire la raie comme tous les beaufs, non, pour, depuis Paris, me rendre à Toulon, trajet faisable en train, ce mode de transport gâché par les gens infoutus de comprendre que les coups de fil se passent depuis la plateforme, c’est-à-dire tout le monde. 

Je vous explique, nous, les artistes, avons un staff, qui s’occupe de tout, trajets, hôtels, la grande vie, moi au Formule 1 j’ai toujours la chambre qui donne sur le magasin Auchan, pour le début des 8 jours de la crêpe dentelle à Douarnenez j’ai quitté ma chambre à 8h55 pour ouverture du Auchan à 9h. Bref, j’ai la même vie que Mariah Carey mais sans les boobs, ce que je regrette parce que je secouerais mon buste 24/24h rien que pour les voir bouger, et que ça me ferait faire du sport, oui, il reste en moi un soupçon de kékéiute ultra-genrée issu de siècles de domination du mâle blanc sur les métisses à gros seins, mais je lutte pour tuer ce monstre tapi dans mon âme en écoutant des communiqués de l’UNEF lus par Christine & The Queens. 

Mon tourneur m’a donc fait prendre l’avion et j’ai réalisé trop tard que mon Paris-Toulon avait indirectement exterminé des ours polaires, qui là-bas au Pôle doivent tenir à 14 sur un glaçon de la taille de ceux que sucent les Marseillais en Asie en espérant chauffer les Marseillaises, alors que celles-ci sont occupées à s’épiler le oui-oui à la bouillabaisse chaude.

Oui, j’ai pris l’avion sur un vol intérieur, alors que notre pays est moins gros que l’égo de Ségolène Royal, je ne suis qu’un misérable, une ordure, un pourri, un fan d’Amel Bent. Mais dieu, ou M’Bappé, pour vous, Nagui c’est pareil, m’a puni. Car à Orly, qui vois-je dans la file d’attente, je vous laisse deviner, il est triste, est sapé comme un sac, si bien qu’à Leclerc il est interdit depuis 2005, oui, Eddy de Pretto. 

Eddy de Pretto que j’ai si souvent moqué ici-même, était à 2 mètres de moi, mais les larmes dans ses yeux l’empêchaient de me voir. On était sur le même vol, il faisait dès le décollage la tête qu’il aurait eue si on s’était crashés sur les Cévennes. Ni une ni deux, mu par le désir de créer une interaction sociale avec vous, Nagui, je vous SMS pour vous raconter ça, vous me répondez smiley lol, puis vous souvenez que je suis un littéraire, à 25 ans j’avais lu tous les Fantômette, donc vous m’écrivez « imagine le communiqué de presse si l’avion était tombé ». 

Air France aurait écrit « mort d’une star de la chanson et d’un comique inconnu », on aurait été associés dans la mort, heureusement M’Bappé a décidé de nous laisser vivre. De Pretto, à l’atterrissage, a hurlé « zut, encore raté, j’en peux plus d’être en vie », puis a tenté de se trancher les veines avec Air France Magazine, journal où Patrick Bruel vante les joies d’une existence simple avec au poignet une montre Baume et Mercier.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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