Pendant qu'on surveillait les migrants pour qu'ils ne nous piquent pas nos emplois, les enfants sont passés par là. Sean Bratches, directeur de Liberty Média propriétaire de la F1, l'a annoncé : "Les filles à gros seins qui tiennent des pancartes sur la grille de départ, c'est fini. Place aux enfants".

Les grid girls, dans la Formule 1, c'est fini. Oui, les grid girls, c'étaient ces filles sexy, chargées de tendre la poitrine vers l'avant et les fesses vers l'arrière. La plupart mourraient dans d'atroces souffrances après s'être claqué le bassin. Elles étaient jeunes, au minimum 18 ans, au maximum 18 ans et un mois, et empêchaient l'amateur de F1 de réfléchir au fait que voir tourner des voitures pendant 2h n'a pas de sens. Il vaut mieux faire l'amour, certes, il reste 1h57 à combler, mais au moins on participe. 

D'autant que Christopher Froome bien chargé, quand chez le docteur il vient de s'asseoir sur un tapis de seringues, tel un fakir sans poil, va aussi vite et sans faire de bruit. Bref, les filles étaient là, alanguies et lascives, à regarder des couillons gaspiller du champagne en s'en aspergeant les uns les autres, ce que chez Bernard Arnault, 1ère fortune française, on appelle simplement la petite douche du matin. 

Mais Liberty Media, le promoteur de la F1, a compris récemment que les femmes n'étaient pas des objets. Un matin le boss de la boite a entendu une voix lui demander : "Chéri, tu me passerais le beurre ?", il a levé les yeux et face à lui il y avait son épouse en train de parler. Donc il a réfléchi, s'est dit : "Si cette dame est un être sensible, comme Ayrton, mon chat, capable d'exprimer un choix, le beurre plutôt que la Confipote, les petites nanas gaulées que je place partout le long de la route, tel Edouard Philippe des panneaux 80km/h, sont peut-être aussi des gens et pas juste des corps aussi tendus qu'une peau de chèvre sur un djembé de zadiste".

Donc il téléphone à son adjoint, lui dit : "Je viens de découvrir les femmes", l'adjoint répond : "Quoi, vous, patron, vous êtes… ?", le boss dit : "Non, tu rigoles ah ah on est dans la F1 quand même, d'ailleurs là je suis en train de boire de l'huile de vidange avec la main gauche dans le feu et j'arrive plus à me lever à cause du poids de mes bourses", mais il décide quand même d'arrêter les grid girls. 

C'est sexiste, et, dit-il, ça ne correspond plus aux normes sociétales, la dame à gros seins avec un drapeau c'est fini, même si une fan de François Bayrou faisant du 95C brandit un drapeau du Modem lors d'un congrès, elle sera évacuée, ce qui fait que restera dans la salle François Bayrou. 

Donc là, Sean Bratches, directeur commercial de la F1, se dit : "Les grid girls, on n'en parle plus, mais il faut les remplacer", car les filles indiquaient au pilote l'endroit où était garé sa voiture, donc là ça va être le dawa, Lewis Hamilton va partir avec la Fiat Punto de la dame qui passe l'aspi, si elle est sur Fun et qu'il y a du David Guetta, il va vouloir éteindre et là, paf le mur. Il réfléchit, ce qui dans le sport se pratique aussi peu que le ball-trap à l'école des jeunes aveugles, et se dit : "Eureka, on va remplacer les filles par des gosses". 

Il va donc y avoir des grid-kids à la place des grid-girls. T : Oui, les mecs ont étudié l'expérience chinoise, se sont dit : "Les enfants bossent bien, ils acceptent qu'on les paye en bonbecs et quand il y a un accident du travail, il suffit de leur dire, attends je vais souffler sur le bobo, et ils ont plus mal", là où un adulte va geindre et menacer d'appeler Julien Courbet. 

Il va donc y avoir des grid-kids, qui après sa victoire vont tendre à Sebastian Vettel une bouteille de Fanta pour qu'il arrose le 2ème, et les deux mourront attaqués par des frelons asiatiques attirés par le sucre, ce qui fera de la place pour les étoiles montantes de la course auto, Benoit Magimel et Mathidle Seigner. 

La seule façon pour les anciennes grid girls de garder leur job, c'est donc de mettre une cagoule, débouler en trotinette en chantant, l'âne Trotro, trop trop rigolo, et là on leur signera un contrat. Et ce n'est que le début, les filles sexy partout vont être remplacées par des enfants, l'an prochain Foucault va se retrouver face à 25 fillettes de 6 piges en train de défiler en mini-costume régional. Au salon de l'auto, sur les stands, ça va être des petits morveux qui vous diront : "Prends celle-là papi, il y a des écrans DVD derrière, ça évitera à tes gamins de se taper tes CD de Serge Lama". 

Même la pub pour le parfum, dehors Nathalie Portman, Miss Dior ce sera Gloria des Kids United qui dira : "Achète ça, gros, ça sent grave bon". Pendant qu'on était en train de surveiller les migrants, ce sont nos enfants qui se sont débrouillés pour nous piquer nos emplois. D'ici deux mois, Florian Philippot et les patriotes vont manifester devant le groupe scolaire Jules Ferry, c'était comme Karine Ferri mais avec du contenu, au cri de : "Dehors les gamins, vous mangerez pas notre pain". 

A noter qu'en Angleterre, la fédération professionnelle de fléchettes vient aussi de se séparer de ses hôtesses, en fait toutes les activités ennuyeuses, il y avait des filles à poil en train de tanguer du uque pour faire passer le truc, plus c'était pénible plus c'était hard pour compenser. Dans les clubs de bridge il y avait des gens tout nus dans des cages aux barreaux de cuir, et avant chaque prise de parole d'Edouard Philippe des filles en slip chevauchaient un portrait de Macron en se léchant les lèvres. 

Il reste la moto, la fédération internationale de moto a annoncé qu'elle gardait ses grid girls, toutes les filles au chômage attendent devant pour se faire embaucher, les anciennes de la F1, celles qui bossaient dans les fléchettes + Zahia, remplacée sur son compte Instagram par le petit Enzo, 9 ans. Finies les belles plantes, place aux bonsaïs. 

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