Tanguy Pastureau décrypte l'actualité du week-end, bien chargé en politique !

Le week-end politique a été bien chargé. D'abord, il y a les comptes de campagne de Macron, avant qu'il se prenne pour le king, quand il touchait encore le sol, il y a un an et demi. Mediapart, le site du tueur en série de présidents Edwy Plenel, est allé fouiller là-dedans, et surprise, les prestataires de sa campagne lui ont tous fait des ristournes. La vie de Macron, c'est Cdiscount le jour du Black Friday. Il va finir chez Tati dans le bac à chaussettes à se faire tripoter par des mères de famille sans le sou. 

Selfcontact, la boite qui a fait le démarchage téléphonique pour le candidat Macron, c'était comme le téléphone rose, ils disaient "il est beau, il sent bon, il est sexy" et la personne contactée se caressait en se disant "purée, ça a changé, le centre, depuis Bayrou". Et bien, cette boite a accordé une remise de 77000 euros à Macron sur une facture de 240000. 25% de rabais, même les calendriers de l'avent refourgués le 17 janvier n'ont pas ça. 

La location de la Maison de la Mutualité à Paris, 40000 euros de remise, 4h passées dans un bungalow à Center Parcs, ça vous coûte plus cher qu'une soirée à la Mutualité pour lui. Même sur les frais de nettoyage des salles, on lui a fait - 1000 euros. Macron a les seules techniciennes de surface qui lui disent : "T'inquiète bébé, la note, c'est pour moi, à condition qu'en sortant, tu le bouges bien, ton petit boule". 

Pendant ce temps-là, Fillon, le yéti des sourcils, et Hamon, le roi de la lose, se faisaient facturer plein pot tous leurs meetings, ils ont fini à poil avec des partis politiques aussi défoncés qu'un puceau à Pattaya quand arrive le bus des touristes allemands. Mais bon, c'est Macron, donc ça passe, on en cause 4 minutes tous médias confondus. Si Méluche ou Marine avaient été incapables d'expliquer où était passé le 14ème ticket resto de leur carnet de 24, BFM partait en breaking news sur 72h, mais là, on en a moins parlé que du trash métal en Jamaïque.

Les comptes de campagne révèlent aussi que l'équipe de Macron a acheté 18 kilos de fraises Tagada... Enfin acheté, Haribo a dû leur offrir, puisque Macron ne paye rien. C'est le seul gusse de 40 ans qui joue à la marchande : "Bonjour madame, je voudrais 2 poireaux, on fait comme si que je vous donnais 3 euros 30, au revoir madame". 

Enfin, il en a eu pour 5000 euros de Photoshop sur son affiche de campagne et ça a été révélé par Quotidien, l'émission télé que seuls les cons attendent une fois la semaine. Les graphistes ont ajouté à Macron une cravate et une veste. Il a dû poser tout nu, un jour où il était défoncé, en pleine montée de fraises Tagada. On lui a ajouté des cheveux, lissé la peau et retiré les cernes, alors qu'il a déjà la face tendue comme un soutif de cagole et que sa seule valise, c'est la Vuitton de sa femme quand ils partent prendre la flotte au Touquet. 5000 euros pour ça, ça veut dire que sur Juppé, les mecs prenaient un demi-million et Juju se retrouvait avec la tronche de Zac Efron.

Le président Macron, loin de ces polémiques, a fait un beau voyage. Il est notamment allé en Australie, où comme d'habitude il a tripoté le 1er ministre local et lui a fait des bisous. Il a failli twerker contre le oui-oui de l'autre, si bien que la presse australienne l'a surnommé Pépé le putois. C'est un personnage de cartoon en rut qui se colle au 1er gueux. Macron c'est le seul frotteur à ne jamais avoir pris le métro. 

Un article du Monde de samedi cite Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Elysée, à qui on demande "Mais pourquoi Macron est-il si tactile, on a l'impression qu'il est habité de la passion qu'à le pape François pour les pieds des pauvres mais étendu au corps entier de tout le monde", il répond "le toucher, pour lui, c'est un 2ème langage". Macron a pris frottement 2ème langue. DSK naguère l'avait en 1ère langue coef 130. 

Et Roger-Petit ajoute "C'est un toucher performatif, le roi te touche, Dieu te guérit", Dieu c'est Macron. Vous avez une mycose, pas besoin de crème, Macron y colle un doigt, fini. A sa mort, on le mettra dans la grotte de Lourdes et les éclopés, Neymar et d'autres, viendront frotter le membre déficient sur son cercueil. On est sur des niveaux de flagornerie jamais atteints, le Guiness Book a appelé l'homme le plus grand du monde pour lui dire : "Coco, on te vire, on a besoin de ta page pour caser Roger-Petit, un français qui a vu la vierge, laquelle, surprise, est un mec de 40 ans". Roger-Petit, vous lui mettez un bonnet à grelots, il danse devant Macron en soufflant dans un pipeau, il est prêt à tout, vous filez du GHB à Francky Vincent, il est moins offert que ça.

Les seuls à ne pas prendre Macron pour Vishnou, c'est la France Insoumise, qui a défilé samedi. La "Fête à Macron", ils ont appelé ça. Ils ont chanté, guinché,... C'était un mélange de Mai 68 et de Fête de la musique si tous les zicos étaient de gauche, donc de Fête de la musique. Marlène Schiappa, Miss Bescherelle, a écrit sur Twitter : "On dit pas la Fête à Macron, d'abord, non mais euh, mais la Fête de Macron". Sauf que le sens est tout autre : la Fête à Macron, c'est Mélenchon qui le pend. La Fête de Macron, c'est Roger-Petit en Australie qui crie : "Oh quelle chance vous avez, mister prime minister, de vous faire frotter par notre divin teckel à poils durs, Dieu en personne, qui a choisi le corps d'un éphèbe picard pour s'incarner". 

Enfin, Alexis Corbière, le gossebo de la révolte sociale, a twitté une photo des Champs-Elysées noirs de monde en disant "la Fête à Macron, quel succès énorme, il y avait même Zidane qui avait retrouvé tous ses cheveux". Sauf que c'était une photo de France 98. Corbière, demain, pour indiquer que la grève SNCF cartonne, il poste une photo de train en Inde avec 400 types, une vache sacrée et 12 poules accrochés à la locomotive, et met comme commentaire "dans le cul, les usagers du Rennes-Paris". Bien sûr, il a dit qu'un pote lui avait envoyé la photo pour rire et qu'il l'avait postée telle quelle, il ne vérifie rien, je pense que la prochaine manif il va poster sa liste de courses et un dick pic. Bref, en politique comme au foot, ça fait longtemps qu'on n'a plus de champions.

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