Les gens de gauche en ce moment, c’est fascinant : ils sont autant à se présenter qu’il y a de gens pour les élire. Pour les européennes, ils sont 5, Hamon, Jadot, Glucksmann, Aubry, Brossat, les 5 piliers de la lose.

La gauche française est en miettes et je pense à l’auditeur de France Inter, cet être fragile qui voit son monde s’effondrer, le laissant en pleurs sous un vieux poster de Lech Walesa, ce syndicaliste polonais, moustachu comme le sont l’ensemble des syndicalistes du monde entier, c’est physique, le jour où vous prenez votre carte, les poils vous poussent. D’ailleurs, on ne le sait pas assez, mais dans le film « Le loup-garou de Paris », si le type devient comme ça, ce n’est pas à cause de la pleine lune, mais parce qu’il vient d’adhérer à la CGT. 

La gauche se déchire, alors pour vous ou moi, Nagui, ça n’a pas d’importance, mais pour les autres gens à Inter, c’est une catastrophe. Il y a encore 10 ans, le PS faisait 25% aux élections, là il n’existe plus, Hollande en 5 années l’a fait disparaitre, c’est le Kamel le magicien de la Corrèze, il a fait à la gauche ce que fait le Cilit Bang à la crasse au fond de la baignoire le jour du bain annuel de Michel Houellebecq. Il ne reste rien, 4-5 leaders qui tous ont le charisme d’une huitre qui aurait mal digéré sa perle. Regardez Raphaël Glucksmann, il a tout pour réussir, un physique de mannequin slip pour le catalogue de la CAMIF, une intelligence qui n’est plus à prouver, sur son compte Twitter, à « description », il a quand même écrit « essayiste », sur le mien il y a marqué « contact pro en DM pour anniversaires et mariages, j’ai des blagues sur Alain Juppé ». 

Glucksmann a tout, une allure, un cerveau, un nom de super-héros, Glucksmann, l’homme-glue, dans les rêves moites de Daniel Morin, autre orphelin de la gauche française, Glucksmann déboule avec son énorme stick Uhu et le colle contre un mur. Et bien malgré tout ça, il n’arrive à rien, la semaine dernière, au débat de France 2, il a été moins convaincant que Bernard Arnault s’il tentait de nous convertir à la vie en yourte. Il a dit à Benoit Hamon et Yannick Jadot, 2 autres leaders minimos à l’égo maximo, que c’était stupide de ne pas s’allier, les mecs sont d’accord sur tout, c’est comme si Jean-Marie Bigard et Tex refusaient de se serrer la main parce qu’ils n’ont pas la même fin de l’histoire du caribou en rut et des 128 salopes. 

Et à la fin du débat, nous dit le site de France Inter, Glucksmann s’est retourné vers son équipe et a dit « je ne suis pas fait pour ça », il se retrouve dans la même position que la chanteuse Clara Luciani si on la poussait sur la scène du Hellfest en lui disant « bébé, Motley Crue finalement refuse de se reformer, voilà un banjo et un triangle, tu les remplaces ».

Donc Gluscksmann est fragile, dans un sens, ça fait du bien en politique, cet univers où personne ne doute, où tous se prennent pour Bonaparte alors qu’ils dégagent la même présence que Quicky, le lapin de la marque Nesquick. Ça lui donne un côté humain, on a envie de se lover contre lui en parlant du manque affectif qu’on a ressenti dans sa petite enfance. Mais le souci, c’est que les autres, c’est pire. 

Prenez Benoit Hamon, le pauvre, rien qu’en prononçant son nom, j’ai envie de me lancer dans l’humanitaire. Hamon, France 2 ne voulait même pas l’inviter pour le débat des européennes, c’est le tribunal administratif de Paris qui a appelé Delphine Ernotte, boss de France Télé, pour lui dire « soyez sympa, madame, il n’a personne, il est plus seul qu’un pou sur François Lenglet », et la présence de Hamon leur a été imposée, avec celles de Philippot et d’Asselineau, le mec qui arrive à faire coller des affiches de lui sur des ponts à 18m au-dessus de l’autoroute, je pense que si vous grimpez le Mont Blanc, en haut, il y a une affiche d’Asselineau avec écrit Frexit.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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