A Plougastel-Daoulas, une petite ville tout près de Brest qui a vu aussi bien Alan Stivell que Miossec vomir sur la plage, et qui possède un rocher gravé il y a un texte, datant du 18ème siècle, mais que personne n’a jamais réussi à déchiffrer...

C’est incroyable, le nombre de langues qu’il y a dans le monde. Il y a presque 7000 langues vivantes, celle de Gene Simmons du groupe Kiss, qui fait 17 cms, avec il chope des mouches et à l’époque des timbres à humecter il parvenait à coller tout un carnet d’un coup + 6999 autres langues, toutes massacrées un jour où l’autre dans un stade par Nelson Monfort. 

Citons le français, notre langue, que vous chérissez, Nagui, au point d’utiliser parfois 300 mots par question, ensuite on sort votre invité du coma dans lequel son corps, dans un réflexe de survie, l’a plongé. Il y a l’anglais, la langue du royal baby, qui pour l’instant gazouille, le p’tit tout, mais qui dans 6 ans ½ s’écrira « give me a fucking beer, you fuckers » comme l’ensemble de ses congénères. Il y a l’italien, une langue qui se parle avec les mains, ce qui explique les difficultés d’intégration que rencontrent là-bas les manchots, toute la journée, on leur dit « fais pas le timide, vieux, exprime-toi ». Il y a le yiddish, qui consiste pour une mère à dire à son fils qu’il ne vient jamais la voir tandis que derrière un oncle joue du violon en arrière-plan en pleurant. 

Enfin, il y a la langue des Marseillais de W9, que personne n’a encore réussi à décrypter, puisqu’elle n’est composée que de grognements et de deux phrases : « on va à la salle de sport ? » pour les garçons et « zut, le chirurgien avait tisé, j’ai 3 seins maintenant, je vais devoir demander du sur-mesure en soutif chez Etam » pour les filles. 

Mais il y a aussi des langues inconnues, celle d’Arielle Dombasle d’abord, personne n’a jamais compris ce qu’elle voulait dire quand elle parle, et une autre, gravée sur un rocher en Bretagne, cette région qui a généré Laury Thilleman et moi-même, que des créatures sexy avec de ces petits culs, mais aussi Jean-Yves Le Drian, que par contre on n’envisage pas trop en tant que sosie de Beyoncé, mais c’est juste parce que jamais il n’a pensé à se mettre à poil avec uniquement des cuissardes. Là l’image vous vient, et on voit qu’on peut à la fois vomir et être émoustillé. 

Oui, à Plougastel-Daoulas, commune où un habitant sur deux est une fraise, il y a un rocher, qui n’apparait qu’à marée basse. Et sur ce rocher, figure une inscription, datant du 18ème siècle, on le sait parce qu’il y a écrit 1786, le breton n’est pas bête, c’est Sherlock Holmes avec un ciré Guy Cotten et un plâtre parce qu’il a glissé sur une fiente de mouette. C’est émouvant de penser qu’il y a trois siècles déjà à Plougastel, on s’emmerdait, au point de graver des trucs sur un rocher, les gens qui ont une vie pleine ne font pas ça, vous Nagui, quand vous draguiez, avant de connaître les affres de la monogamie et son corollaire la dépression, vous n’écriviez pas sur un arbre N + A = amour, oui, je sais parti sur un exemple selon lequel vous seriez sorti avec Anémone, ou Arlette Chabot, ce qui est impossible, puisque la mort ni de l’une ni de l’autre ne semble vous avoir atteint. 

Non, il vous suffisait d’un clin d’œil, d’utiliser les mots France 2 et HSBC et hop, la dame s’accrochait à votre petit corps trapu, tel un gros gros chat sur un chihuahua anémique. Seulement, de tout temps, à Plougastel, on s’est emmerdé, les gens ne parlent que de fraises, si vous arrivez avec une barquette de framboise, vous êtes moins bien intégré que Bilal Hassani s’il allait faire du tourisme à Kaboul. Et donc la ville se retrouve avec cette inscription, il est écrit « Dre ar grio se eveloh ar viriones brisbilar froik », soit à peu près ce que Daniel Morin m’a envoyé le soir de cette semaine où il avait bu, je ne sais plus si c’était lundi, mardi ou hier, je crois les trois.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.