Dans cette chronique qui maltraite l'info, Tanguy Pastureau nous explique que certains mots sont plus contaminants que d’autres...

Depuis 3 jours maintenant, nous devons porter le masque en studio, et je voudrais qu’on ait une pensée pour Daniel Morin, contraint de respirer sa propre haleine. Nagui, notre leader, en plus, est cas contact, une sombre soirée au Sexodrome de Pigalle qui ne s’est pas passée comme prévue, puisque les gens se sont mis à discuter au lieu de se foutre des mousquetons dans les tétons avant de tirer une carriole, c’était la soirée "L’Amour est dans le Pré", et Nagui est isolé chez lui, un F84 sur les hauteurs de Monaco, château dont les murs sont en quinoa et graines de chia, qu’on appelle comme ça parce qu’elles sont bonnes pour le transit. 

Bref, ça sent la fin du monde, et je crois qu’il est temps de présenter nos excuses aux enfants pour les avoir fait naître, pardon Enzo, pardon Mathis, pardon Gabriel Attal, vous savez ce que c’est, un jour on est samedi soir, on a bu du rosé chez Pizza Pino, on est ivres, on oublie que la banquise fond, que d’ici 30 ans la ville de Dreux sera au bord de la mer, et on fait l’amour. Auditeur mâle, ne procréé pas, fais-toi vite retirer les bourses, pour ça c’est simple, tu donnes des bottes à bouts pointus à Alice Coffin, tu attends qu’elle les enfiles, tu lui racontes une blague de Tex sur les femmes et la vaisselle, tu fermes les yeux, et là, chtac, c’est fait. 

Je n’en peux plus du Covid, tu as l’impression que c’est fini, et non, ça repart, on dirait la série "Homeland", une bonne 1ère saison et 7 ensuite où l’héroïne se parle à elle-même en se tapant la tête dans un miroir sur fond de free jazz atroce.

Même Didier Raoult aimerait que ça s’arrête, il a signé pour le nouvel Astérix, à cause du Covid, le tournage ne démarre pas. Avec ces fichus masques, on n’a plus que le regard pour exprimer les émotions, ce qui explique pourquoi actuellement Gilbert Montagné parait si froid, au Franprix les caissières lui disent « c’est pour moi, M. Fourniret, mais ne me tuez pas ». 

On n’en peut plus du Covid, mais il reste l’espoir qu’un jour ça s’arrête, et là on retirera nos masques, et on se sentira libres tels des nudistes dans les Landes mais sans les aiguilles de pin plantées dans les fesses. Seulement, ça ne va pas se stopper en 12h un jour comme ça, donc pendant quelque temps on sera sans masques mais prudents. 

Et c’est là que les travaux du CNRS vont être utiles, parce que des scientifiques ont pondu une étude sur le rôle de la parole dans la transmission du virus, plus on cause, plus on contamine, Fabrice Luchini à lui seul en 7 minutes peut se faire propager le truc à 20 pays. Mais d’après cette étude, certains mots sont plus contaminants que d’autres, car on crache plus de gouttelettes, notamment ceux contenant les lettres P et T, dites plosives, par exemple, si vous dites Tanguy Pastureau, dans la phrase, « purée, quel génie, Tanguy Pastureau, et ce corps, hmm, je me le ferais bien », phrase classique, finalement, vous expulsez trois litres de glaires, moi, ça fait 46 ans que je me fais cracher dessus par des gens qui m’appellent. C’est pour ça que Sim, qui s’appelait lui aussi Tanguy Pastureau, avait pris ce pseudo. 

Les lettres K, D et B sont concernées elles aussi, donc faut les supprimer, ne dites plus « j’ai vu en concert les BB Brunes », en même temps, personne n’a plus dit ça depuis 2016, à part eux-mêmes s’ils ont un retour écran. Daniel Morin, le D, lettre plosive, ce ne sera plus possible, on l’appellera Gislaine, ça lui donnera un petit côté androgyne, en parallèle il pourra faire du glam rock. Par contre, Guillermo Guiz là tout coule, c’est aussi ce qu’on dira de lui dans 45 ans quand il sera en Ehpad. Aucune lettre interdite, à la billetterie de la FNAC, il cartonnera : vous direz « je voudrais 2 places pour Dany Boon », la dame criera « salaud, vous me crachez dessus, je vais plutôt vous en mettre pour Guillermo Guiz », et il sera n°1, on lui refilera les chèvres des Bodin’s, qui ne feront plus aucune entrée, il les mettra dans son jardin, là où sèchent ses T-shirts hyper-échancrés qui excitent même les moineaux, et ce sera enfin la seule vraie star de l’humour. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo ! 

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