La suite de « Tanguy », a bien pourri ma vie depuis dix-huit piges, « Alors, t’habites toujours chez tes parents ? », j’en peux plus, Nagui. En plus, vous les invitez, ceux qui m’ont fait tant de mal, vous êtes méchant !

Ah les enfoirés ! Ah les pourris ! Venus me provoquer jusque dans l’émission à laquelle tous les jours je participe. Alors que tous ici, chroniqueurs, présentateur-star, vous auriez dû faire corps avec moi, me protéger, me caresser même, si l’envie vous en avait pris, parce que le printemps est là et je suis très chaud, et bien non, vous me trahissez. Je suis Jules César, vous êtes son fils. Je suis Jacques Chirac, vous êtes Balladur. Je suis l’humour, vous êtes les Bodin’s. 

Oui, Nagui, vous que je prenais pour un ami, je vous ai même tapé dans le dos une fois, je me souviens, juste après, vous aviez dit « tu refais ça, t’es mort », vous invitez André Dussollier, Sabine Azéma, qui sont à l’origine de mon malheur. En 2001, ils ont touché le pactole, je dis ça parce que si je peux leur déclencher un redressement fiscal, ça me soulagera un peu, avec le film Tanguy, tandis que moi, Tanguy, je sombrais. Je vivais alors en Bretagne, et du jour au lendemain, des milliers de cons se sont mis, dès que je disais que je m’appelais Tanguy, à me demander si j’habitais chez mes parents. 

Etienne Chatiliez, le monstre qui a tourné ce film, sans doute le moins bon de votre carrière à tous les deux, mais je ne suis pas totalement impartial, aurait pu choisir Nagui au lieu de Tanguy, « Na », ça sonne mieux que « Tan », Mouskouri, elle s’est appelée Nana, pas Tantan. Mais non, il a pris Tanguy, et, seul au fond de la crêperie de la belette morte, j’ai longtemps pleuré en demandant à Yannig, le patron, de me faire une complète Valium-Lexomil-Xanax. Le seul truc, c’est qu’avant j’étais un vulgaire anonyme, comme l’ensemble de nos auditeurs, et que maintenant, je cartonne, +400% d’abonnements à mes podcasts en 6 mois, Laurie Thielemann, ici en studio, m’a un jour souri, je n’avais jamais vu autant de dents, cette femme est plus saine qu’un flacon d’Ajax javel.

Et donc en 2019, j’ai le pouvoir, et tel Loïc Y, le Malcom X breton, je vais me battre pour mes frères. Say it loud, I drink chouchen and I’m proud ! En réalité, tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, je l’ai fait pour me retrouver face à vous deux, M. Dussolliier, Mme Azéma, comme Babe, le petit cochon devenu berger, s’il avait intégré les médias juste pour rencontrer Justin Bridou, l’assassin de sa tante, partie dans un ultime, je la cite, gruick. 

France Inter, j’en ai rien à battre, c’est mal payé, c’est bourré de gens de gauche, quand on éternue, on ne fait pas « atchoum », on fait « glucksmann ». Je n’ai pas peur de le dire, cette radio est très surcotée, des humoristes moyens, j’en suis la preuve, une rédac bien mais pas top, une direction frileuse, qui n’a pas osé mettre à l’antenne mon concept d’émission, le « Pastureau Show », tous les jours de 9h à 19h, et puis on doit s’appliquer, parce qu’on est écouté, à Europe 1, ils ont une autre liberté. 

Non, si j’ai choisi cette radio lamentable, c’est parce que je savais qu’un jour, j’allais vous croiser, vous qui vous vantiez, cette semaine dans C à Vous, l’émission des stars qui ont des bouts de salade sur les dents, d’avoir, je cite, « niqué le prénom Tanguy ». Et c’est vrai qu’avant, Tanguy, c’était l’âme celte, on pensait forêt de Brocéliande, druides morts d’être tombés comme des cons sur leur serpe, mais depuis 2001, quand on dit Tanguy, on n’a plus en tête l’image de Nolwenn Leroy nue dans de la fougère, ce qui n’est pas plus mal puisqu’en 2001, elle devait être mineure. Non, depuis 2001, année funeste, et pour la construction et pour les prénoms, Tanguy n’a plus été que le synonyme de la lose, des types sans relief végétant chez leurs darons. C’est affreux.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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