Ce jeudi 10 décembre 2020 est un jour important, Tanguy Pastureau le dit : il est hétérosexuel.

Cette semaine, Clément Beaune, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, a fait son coming-out, ce qui a permis deux choses : 1) de savoir qu’il est homosexuel. 2) de savoir qu’il existe. C’est normal, on ne le connaît pas, parce que Castex, l’artiste de music-hall auteur du sketch « J’ai perdu mes lunettes, bon Dieu, où c’est qu’elles sont, bordel ? », attire toute la lumière. 

Travailler avec Castex, ça revient à sortir en boîte pour draguer accompagné de Ben Affleck. Sortir en boîte, vous vous souvenez ? Draguer, vous vous souvenez ? Ben Affleck, vous… ? Et bah quelle mémoire. Alors j’ai regardé les commentaires sur Facebook suite à ce coming-out, parce que j’avais envie de désespérer de l’humanité, j’étais dans une phase de joie qui ne me ressemble pas, et ça se divise en deux. 

Cinquante pour cent des gens qui n’ont rien d’autre à foutre que de commenter des posts Facebook écrivent : « On s’en fiche qu’il soit gay, qu’est-ce que ça change à son travail ? », et 50% des gens qui n’ont rien d’autre à foutre que de commenter des posts Facebook écrivent : « Si, en fait, c’est un message, ça veut dire qu’on peut être gay et réussir ». Et là, je me suis dit : « Tanguy, mon bichon argenté, amour de ma life, n’est-il pas temps de montrer toi aussi la voie à tes fans, qui sont 14, mais pour autant, se cherchent ? ». La réponse est oui, c’est la même qu’à la question « Vous voulez du rab, monsieur le sénateur ? » quand il est midi.

Donc voilà, aujourd’hui c’est un jour important, je le dis : je suis hétérosexuel. Pfff… Ahh, ça fait du bien. Non, parce que j’en avais jamais parlé. Et j’ai toujours été comme ça, on dit qu’on choisit, mais on ne choisit pas, enfant quand je regardais "Bonne nuit les petits", je craquais sur Pimprenelle, pas sur Nicolas. Une fois adulte, je craquais sur Carla, pas sur Nicolas. Quand je fais la matinale d’Inter, je craque sur Léa, pas sur Nicolas. Les Nicolas, j’en ai jamais rien eu à foutre, c’est pour ça que Canteloup, ça me touche pas, les autres c’est à cause de ses textes, moi à cause de son prénom. 

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