Tanguy Pastureau nous parle aujourd'hui de littérature érotique féminine et de Michel Barnier. Vous ne voyez pas le rapport ? Il vous explique.

Hier je regardais le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI avec Michel Barnier, parce que j’en ai marre de devoir prendre des cachets pour dormir, et ça a été radical, à la seconde où Michel Barnier a ouvert la bouche pour parler, llaa je suis tombé raide, avant de sombrer, j’ai juste eu le temps d’appeler les pompiers, ils sont venus, par réflexe ils ont jeté un œil à la télé, Michel Barnier parlait du Brexit, llaa, ils se sont endormis aussi, sont tombés sur moi. Quand on s’est réveillés, on était les uns sur les autres, en tas, on était gênés, quelqu’un a dit « vous savez si on l’a fait ou pas ? », j’ai répondu « non, vous êtes 9, or je ne peux satisfaire sexuellement que 7 personnes simultanément ». 

Michel Barnier, il n’y peut rien, il est soporifique, même son CV donne envie de pioncer, l’intitulé de son dernier job, c’était « chef de la force opérationnelle chargée de la finalisation des négociations, des travaux préparatoires liés à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, ainsi que de la préparation et de la conduite des négociations sur les relations futures avec le Royaume-Uni », c’est le seul qui, après avoir dit ce qu’il faisait dans la vie, est obligé de boire. La lecture de sa carte de visite va bientôt passer discipline olympique. Et quand je pense à Michel Barnier, c’est-à-dire jamais, je me dis : « c’est dommage, ce type a un parcours de ouf, 5 fois ministre, député européen, il a négocié le Brexit, a écrit 10 bouquins, il est beau, il se tient droit, on dirait tellement que chez Truffaut ils lui ont collé un tuteur qu’à chaque fois que je le vois je m’attend à ce qu’il donne des tomates cerise mais il est moins passionnant qu’un balai à frange ». A côté de Michel Barnier, niveau présence, Bruno Le Maire, c’est Freddy Mercury à Wembley. 

Michel Barnier, il ne fait pas fantasmer. Jamais la phrase « j’ai rêvé que je me tapais Michel Barnier » n’a été prononcée, même sa femme le matin lui dit « j’ai rêvé que je me tapais Renaud Muselier, il ne savait pas du tout où aller, exactement comme en politique ». « C’était spécial mais mignon ».

Et là je me suis dit « mais mon Tanguy chéri, sais-tu seulement à quel type d’homme rêvent les femmes ? ». Et j’avoue que non, donc j’ai tapé sur Google « préférences féminines en matière de relations mutines », je suis tombé sur une interview de Corinne Masiero déclarant « je vis depuis 16 mois avec un sanglier, j’ai craqué sur son hygiène, on pense adopter Michel Houellebecq », puis est apparu un article de BFM sur la littérature féminine érotique. C’est un succès énorme, car les femmes aussi ont des fantasmes, on a découvert ça il y a 10-12 ans mais il parait que ça remonte à plus loin. Jeanne d’Arc elle-même ne criait-elle pas, jusqu’à la dernière minute avant de mourir, « j’ai chaud, ah, j’ai chaud » ? Et dans l’article, ils constatent qu’à chaque fois, dans la littérature érotique féminine, le héros est ultra-riche, exemple, dans Histoire d’O, qui date de 1954, une jeune dame est emmenée par son amant, René, en 54 il y avait des René jeunes, si aujourd’hui un René vous tire la jupe, c’est que vous êtes à l’Ephad et qu’il veut du rab de salade de fruits, bref, René emmène O dans un château. Lieu de riches. Où elle devient esclave, c’est-à-dire qu’aujourd’hui elle assemblerait des smartphones, mais en 54, esclave, c’était sexuel. Autre exemple, "50 Nuances de Grey", le héros est à la tête d’une fortune de 2,5 milliards de dollars, il a la 4ème plus grosse boîte du monde mais un lundi à 15h il prend l’aprèm entier pour ligoter une femme, avant de la titiller avec une plume de mouette. Et là sort une nouvelle série de livres, intitulée "365 jours", dont le héros, un mafieux sicilien, Massimo Torricelli, est aussi très riche, et arrogant, et brutal avec les femmes, mais, hasard de la vie, il ne tombe que sur des femmes qui aiment ça, quand il veut leur claquer la bise, en disant « en Sicile, c’est trois, ensuite on t’égorge », elles se mettent à hurler « ah ma que si, fais-moi mal, Massimo », et l’autre sort un gourdin, 4 fouets, un aquarium avec une méduse urticante, un nunchaku, et leur dit « d’accord, mais d’abord un peu de tendresse ».

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