Les montagnes, sont attaquées par des loups, les éleveurs sont furax, et l’état leur a proposé de diffuser des phéromones apaisantes pour mouton afin de les détresser. C’est très sérieux, ils parlent de droguer des brebis.

Malgré cette allure glamour et ces vêtements soignés, j’aime la nature, et en même temps quand je vois un insecte, je m’évanouis de terreur, j’ai la même relation à la nature qu’Anne Hidalgo, pour qui un grand plan de végétalisation c’est 3 primevères en train de crever dans un bac en bois. 

Comme tous les gens des métropoles, je suis une imposture, c’est-à-dire que quand je bouffe du pain à l’épeautre, j’ai l’impression de me connecter aux éléments, et quand je prends un menu maki saumon, de rendre hommage à Njord, le dieu viking de la mer. Pour moi, le Pain Quotidien, où on partage une table en bois avec d’autres clients eux aussi sapés en coton équitable, c’est le top du vivre-ensemble, dans ces moments là, je serais même prêt à voter un jour pour Christiane Taubira. Il m’arrive même, moi le conservateur coinços, de me reconnaître dans un propos inclusif d’un autre humoriste de France Inter, et de souhaiter un Intervilles sans vachettes, comme vous, Nagui, nous privant de la joie simple de voir l’adjoint au maire de La Bourboule déguisé en fleur se prendre un coup de corne dans le cul. 

On n’aura plus le droit à ça, pour sanctionner l’élu, la seule solution sera le vote pour les extrêmes, Nagui, vous faites le jeu du Rassemblement National. Oui, je suis un bobo, je fais du vélo, quand je regarde Quotidien je me caresse, et une fois j’ai mis un cœur à un tweet de Cécile Duflot, j’ai pris une douche de 17h ensuite pour me purifier. Et comme tous les bobos, j’ai un avis sur les choses que font les gens de la campagne, ces personnes velues qui sont passées à côté de la mode, il y a 5 ans, des bars à soupe.

Par exemple, je suis contre les pesticides, parce qu’ils tuent toute vie, à part celle du blé, or je me sens plus proche du papillon que de l’épi de blé, à cause de sa beauté, alors qu’au final, un papillon, c’est juste un être normal avec trop de couleurs sur lui, c’est Philippe Katerine mais avec des ailes. 

Et bien quand je me prononce contre les pesticides, la FNSEA le dit, je fais de l’agribashing, alors je m’en veux, parce que les paysans sont nécessaires, sans eux pas de saison 15 de l’Amour est dans le Pré, donc de la misère sexuelle en plus, toutes ces dames des villes qui rêvent de se faire tripoter par un monsieur à la main calleuse. Le mec qui travaille la terre a d’énormes mains, avec 10 couches de croute, vous y mettez de la sauce tomate c’est une lasagne, quand il vous masse, c’est pratique, ça fait peeling. 

Et autre exemple, je suis pour le retour à la campagne de la faune sauvage, parce que, OK, il arrive que Nicolas Hulot vienne, et il se lave rarement les cheveux, quand vous lui parlez de Dop, il croit que c’est un groupe de pop coréenne, mais il finit par repartir. Et par exemple à la montagne, le souci, c’est qu’il n’y a plus que des randonneurs, en short fluo, qui sentent la sueur et disent des trucs comme « 25 ans que je rêvais de voir le parc du Mercantour, c’est fait, je peux crever, je vais rouler des pelles à tous ceux qui toussent, le coronavirus même pas peur ». Le randonneur, c’est la plaie des montagnes, ce sont des gens qui ont des petits corps et des mollets immenses, donc ils ressemblent à des quilles de bowling à l’envers. Ils sont laids, alors qu’un ours c’est beau, la plupart des enfants ont une peluche d’ours, qu’ils appellent nounours, pas un n’a une peluche de randonneur, qu’ils appelleraient ranrandonneur.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.