Tanguy Pastureau nous le dit : en 2021, même les cartoons doivent montrer l’exemple.

Les américains sont des cons. Ce sous-peuple, né des amours d’un hamburger et d’un sein siliconé, est composé à 100% de raclures. Je hais les américains, leur façon quand ils se voient, de hurler « oh my darling so amazing, ha, I love you, smack smack », ils se font la fête comme chez nous notre teckel quand on rentre le soir à la maison. Leur passion pour les armes à feu, les américains naissent avec 5 trous, ils meurent, ils en ont 27. Leur puritanisme, un téton ils sont en PLS, s’ils louent le tableau "l’Origine du Monde" pour une expo, ils y collent un boxer Calvin Klein. Leurs chanteurs de country à collier de barbe, ce qui fait que là-bas on ne sait plus qui est un pédophile de qui est un chanteur de country, on le voit trop tard, quand la personne chante du Dolly Parton en grattant un enfant en bandoulière. Il n’y a rien à sauver dans ce pays maudit, géré par un type qui a 130 dents en ivoire, le seul truc bien que nous a donné l’Amérique, ce sont les Ramones de 74 à 93, tout le reste est nul. 

Et là vous vous dites, porridge, c’est l’équivalent de purée aux États-Unis, « pourquoi donc Pastu est-il si vindicatif envers la nation grâce à qui nous ne sommes pas allemands aujourd’hui, ce qui fait que nous n’avons pas à vivre dans le même pays que le coiffeur-visagiste qui depuis 30 ans agresse Angela Merkel ? ». 

Bah si je déteste les ricains, c’est parce que c’est eux qu’ont commencé. Oui hier, on apprenait que les États-Unis avaient décidé de supprimer Pépé le Putois. Pépé le Putois, c’est un personnage de dessin animé, un putois, ces petites bêtes qui sentent comme à la fin du tournage d’un film X tourné dans un camping le jour où le bloc de douches est en panne. Il a été créé en 1945, 5 ans après Alain Duhamel, qui n’est pas un putois, on le sait parce qu’il sent l’eau de Cologne, et est censé représenter le french lover. Vous savez, ce stéréotype qui fait qu’à l’étranger on passe toujours pour des chauds de la hanche, vous dites « I am french » en soirée, tout le monde fait « ah ouais… », ou, si la soirée se déroule en Espagne, « ahh sii ». Même si à 27 ans on est encore vierge, à ce moment-là on a toujours l’impression d’être un satyre, c’est pour ça que j’ai horreur des étrangers, on met trop de temps à tenter de se comprendre, en fait je n’aime que les gens qui sont comme moi. Strictement comme moi. En fait, je m’aime moi. Et encore, pas tant que ça.

Donc jusqu’à présent, la figure du french lover, c’était considéré comme charmant, on faisait des petits clins d’œil, quand il y avait une stagiaire dans la boîte, on lui disait « hé bébé, tu viens boire un café ? », elle répondait « non, moi c’est Nesquick le matin, j’en bois avant d’aller au collège », donc on lui disait « au revoir ». Mais en 2021, ce qui avant passait comme Lily-Rose Depp dans un jean XXS, ça ne va plus. C’est ainsi qu’un chroniqueur du New York Times, Charles Blow, c’est un mec qui a un job, a écrit que Pépé le Putois normalisait la culture du viol. Et il poste un extrait de dessin animé où Pépé embrasse de force Pénélope, une chatte noire, laquelle se débat pour fuir, mais Pépé la rattrape, se frotte, on a l’impression de revoir le doc de Netflix sur DSK, et Pépé finit par fermer la porte de la pièce à clé pour empêcher Pénélope de sortir, il lui dit des trucs comme « arrête de pleurer Pénélope », avec le même accent français que Dujardin quand il essayait de percer aux States en jonglant avec des baguettes de pain chez Jimmy Fallon. 

Bref, jusqu’à récemment, quand on voyait ça, on se disait « ce putois n’est pas réel, si je veux le toucher, au bout de mon doigt, j’ai la télé », mais en 2021, même les cartoons doivent montrer l’exemple. J’ai cherché, Speedy Gonzales, on lui a aussi reproché de véhiculer des stéréotypes sur les mexicains, en fait, personne n’est net chez les Looney Tunes, je propose qu’on foute Philippe Dana de Ca Cartoon en tôle, ça ira plus vite. Là sur Speedy Gonzales, pour arrêter la polémique, il a fallu que les associations de latino-américains défendent Speedy, ils l’ont qualifié d’icône culturelle, parce qu’au départ de tout ça, il y a toujours 4 blancos sur Twitter qui se flagellent, persuadés d’être à l’origine de tout ce qui est mauvais. Ils sont nés en 72 mais portent l’héritage des 40 dernières générations, s’ils passent devant un musée de la Préhistoire, ils crient « en tant qu’homo sapiens, je reconnais être à l’origine de l’extinction de l’homme de Neandertal, je m’excuse ». 

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