Le coronavirus n'aurait peut-être rien à voir avec le pangolin... Tanguy nous explique

Nous sommes de sinistres cons. Pas nous en tant qu’individus, pris un par un on est exquis, Paul Mirabel par exemple, est gentil, doux, il faut dire qu’il est si jeune, sur un tournage avec Kevin Spacey, avant la 1ère pause de midi, il se retrouverait avec sur lui quatre mains, dont deux qui ne sont pas à lui. Daniel Morin sous ses poils, dissimule une grande humanité, une fois il a même accepté que je lui paye un café. Et même nos invités, pour une fois ce sont des gens bien, Sidonie, Thomas, que j’ai croisés à RTL durant ce que mes biographes appelleront plus tard mes années fric. Ah, que de bons souvenirs, les Stop ou Encore spécial Joe Dassin, ça c’était de la zic, on n’était pas là à se palucher sur la nouvelle scène post-punk de Dublin comme à Inter. 

Individuellement nous sommes supers, mais en tant qu’entité, l’être humain, on est nul, prenez les lions, quand un lion a perdu contre un dominant, il s’efface, il est fair-play, mais Donald Trump, à crinière similaire, refuse, il est médiocre. Prenez les mantes religieuses, elles savent, elles, qu’après l’amour, le mâle au mieux va lui proposer un brunch à 80 boules avec des bobos qui ont des gosses qui hurlent. Donc elles le butent, parce qu’elles ont le courage de refuser une vie moyenne. Nous on subit. 

Et pourtant on passe notre vie à dénigrer les animaux, tout ça parce qu’ils font pipi dans la nature, alors que c’est la chose la plus agréable au monde, ce léger vent qui nous aère, la panique des fourmis en bas quand ça vient, le regard incrédule de la mère de famille avec ses enfants quand on se retourne en faisant « ah ah, coucou ». Des choses simples, on dit qu’on utilise 10% de notre cerveau, mais on utilise à peine 4% de notre pénis. Tenez, même pour touiller une sauce, il nous faut une cuillère.

Donc on est nuls, mais pour autant, on s’en prend aux autres espèces, le pangolin, par exemple. On est d’accord sur le fait que le pangolin est une bête qui ne nous a rien demandé, jamais elle n’a cherché à nous rencontrer, sur Meetic il y a pas de pangolin. Il y a des secrétaires de direction dont certaines ressemblent à des pangolins, quand elles sont arrivées au bout de leur crème de jour. 

Et pourtant, depuis février, début du Covid, le pangolin a pris cher, on a dit « c’est de sa faute », certains ont dit « c’est sa faute », parce qu’il y a deux écoles. Et là, qu’ai-je lu hier sur le site de France Info, nos collègues journalistes sous-payés ? Et bien que de plus en plus de scientifiques disent « non c’est pas lui », et ça, personne n’en parle. Josiane Balasko, le moindre mec qui n’a pas de papiers, elle est à 2 doigts de monter une tente Quechua sur son balcon filant pour l’aider, mais le pangolin, rien à foutre. Goldman, pas une chanson de soutien au pangolin, qu’est-ce que ça lui couterait en Skype depuis chez lui de chanter « Encore un pangolin, un pangolin pour rien » ? 

Explications, parce que l’auditeur paye la redevance, il a droit d’avoir un peu plus que des blagues. Là on rembourse 25 années de Patrick Sébastien. En fait, des chercheurs ont comparé le génome du virus qu’a le pangolin à celui de notre virus à nous, ils ne sont identiques qu’à 89%, alors vous allez me dire « ouais, Pastureau salaud, retourne mâcher du sarrasin à Languidic, 89% de ressemblance c’est énorme ». Alors dans certains cas, oui, Igor et Grichka Bogdanoff ont 89% de ressemblance, bah si on dit à un ami « j’ai couché avec celui qui a un grand menton, d’ailleurs il s’en sert comme sex-toy, quand il dit certains mots ça vibre, c’est très étonnant », on ne saura pas duquel il s’agit. Mais pour un génome, 89%, c’est peu, trop peu pour qu’on soit sûr que le pangolin nous ait refilé le virus. 

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