Partout sur les réseaux sociaux, on voit Jawad Bendaoud. Il fait des pauses, il raconte des conneries, il fait rire, et les gens, ploups, oublient qu’on est sur un type qui a hébergé les terroristes du 13 novembre 2015. C’est la magie de l’humour et des réseaux sociaux...

Je suis déprimé, les fans d’Antoine Parmentier diraient de moi que j’ai la patate, mais sous forme de purée. Si j’osais, je demanderais au docteur Cymès un truc fort pour aller mieux, mais bon, Daniel Morin lui a déjà demandé un remède contre la mycose des pieds et Albert Algoud du Viagra, afin, nous a-t-il dit avec malice, de conclure, je le cite « avec cette petite meuf de mon immeuble, Hortense, ce sont ses 86 ans demain, et », a-t-il ajouté, « je n’ai pas eu le temps de lui prendre une Smartbox », il avait alors dans les yeux le même reflet que Rocco Siffredi dans Buttman à Rio, film bourré de métaphores, puisqu’il y avait un plan sur lui, un plan sur le Pain de sucre, ce python rocheux, un plan sur lui, etc, j’ai un ami qui par manque de coordination a joui au moment du plan sur le Pain de Sucre, il est devenu géologue. 

Si je suis triste, c’est parce que je me crève à écrire chaque jour des vannes imparables, si Buster Keaton était toujours là, à propos de moi, il dirait (…).

Oui, il faisait du muet. Et au final, cette semaine, je suis passé dans C à Vous, dans Quotidien, mais pour parler de quoi ? Du film Tanguy. 

Vous l’avez dit hier, Nagui, je débite des chroniques tel le bucheron québécois des arbres morts, parfois il entend « arrêtez, je ne suis pas un végétal, je suis Robert Charlebois, j’y peux rien si je suis coiffé comme un arbuste », et tout ce qu’on va retenir de moi, c’est que mon prénom devient un nom commun. Qui sert à désigner les précaires contraints de rentrer chez leurs parents par manque de flouze, parce que le phénomène Tanguy, c’est ça, filez 4000 balles à votre fils de 9 ans, direct il vous dit « salut gros » et il se prend un appart en centre ville. C’est l’argent qui est à la base de l’amour entre les êtres.

Mais je vais vous dire, c’est de ma faute, si après 2 ans sur Inter, j’ai aussi peu de succès que le string à paillettes dans la banlieue afghane. 

Parce que je suis un vieux schnoque, comme ne le disent plus que les vieux schnoques, en train de faire des piges à la radio, le média d’avant-hier. Alors que pour devenir énorme dans l’humour, il n’y a pas besoin d’écrire, ni même de connaître des mots, il suffit de devenir un même. 

Un même, c’est sur les réseaux sociaux une image fixe (exemple une photo de Gérard Collomb qui dort à l’hôtel de ville de Lyon) ou une image animée (exemple une vidéo de 4h de Gérard Collomb qui dort à l’hôtel de ville de Lyon). Là, des gens trouvent le truc tellement drôle qu’ils le font tourner, avec les algorithmes, ça devient viral, tout le monde écrit lol, jpp, arf, mdr, onomatopées qui expriment le rire, les plus anciens écrivent « je me suis bien marré », Edouard Balladur écrit « ce fût un moment de détente bienvenu », Jean-Marie Bigard écrit « putain, je me suis chié dessus », et ça tourne, ça tourne, tout le monde le voit. 

Exemple en 2015, des protecteurs des oiseaux avaient détruits des pièges à pinsons dans les Landes, placés là par des chasseurs qui avaient monté ça plutôt que des pièges à cons, parce que vouloir se piéger soi-même n’a pas sens. 

Là était sorti d’une maison un type armé d’une pelle, en slip à carreaux, pas la pelle, le type, les pelles ne portent pas de slips, ou alors si vous en mettez un à votre pelle, c’est que vous avez une relation bien trop pudique avec le jardinage.

Et cet homme en slip est vite devenu un même...

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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