Mourir pollue. Selon une étude, entre le cercueil, ce qu’il y a dedans, le tissu + le mort bourré de médocs et d’implants dentaires plombés qui se retrouvent dans les sols, une inhumation génère 833 kg de CO2, autant qu’un voyage de 4000 kms en voiture. C’est beaucoup trop, je propose que nous arrêtions de mourir.

La pollution, ça nous concerne tous aujourd’hui. On fait de petits gestes pour sauver la planète, certains acteurs, pour sniffer de la coke, utilisent des pailles en bambou, fini la paille plastique, tant mieux, les dauphins, une fois les pailles dans la mer, les avalaient, ensuite ils ne dormaient plus pendant 15 jours. 

Sur le remake de Flipper, vous aviez un dauphin qui sautait 27h dans un cerceau avant de violer une tortue, Harvey Weinstein mais avec un aileron dorsal. C’est important, les petits gestes, parce que tout pollue, même cette chronique, pour la faire, il faut de l’électricité, des lumières parce qu’on est filmé, par décence plus on vieillit moins ils en mettent, Nagui vous êtes dans une semi-pénombre, mais Laure Adler a déjà 7000 vidéos d’elle dans le noir complet. Pour cette chronique, il faut aussi des gens en régie, bon là ça ne pollue pas parce que ce sont des intermittents fauchés qui viennent ici sur les genoux en pleurant pour avoir des pièces. 

Bref je pollue, l’humour pollue, à part Guillermo Guiz, qui débite 700 mots à la minute, l’intégrale de Raymond Devos il peut la torcher en un ¼ d’heure, ensuite on coupe son micro et des femmes lui font l’amour en criant « ah la vache, en belge sexy, j’en étais resté à Plastic Bertrand », parce que les fans de Guillermo sont très vieux, les comiques polluent. Et là on pourrait se dire « vivement qu’ils crèvent, parce que déjà tous ne sont pas drôles », 50 ans d’humour on retient quoi ?  Le sketch du train pour Pau de Chevallier et Laspalès et le discours de François Hollande quand il disait que son ennemi, c’était la finance. Et bien même là, c’est raté, parce que figurez-vous que mourir pollue, et c’est là qu’on réalise que Chirac n’était qu’un beau parleur, « notre maison brûle, gna gna gna », bah il est mort quand même, cet enfoiré. Or selon une étude sur la mort, une inhumation génère 833 kg de CO2, l’équivalent d’un trajet en voiture de 4000 kms, soit la distance qui sépare un électeur de Florian Philippot d’un autre électeur de Florian Philippot.

Certes, vous allez me dire, quand on meurt, a priori, c’est la dernière fois qu’on pollue, si on met de côté la possibilité d’une apocalypse zombie lors de laquelle des cadavres sortiraient de leur tombe sapés comme Michel Houellebecq. Mais c’est pas une raison, il faut protéger la planète, regardez Greta Thunberg, pour la préserver, on voit qu’elle ne se lave pas, quand on tord ses nattes il y a de la graisse qui suinte, ensuite elle la met dans la poêle et fait des pancakes. 

Donc tonton René, qui à 85 ans a usé 14 Renault diesel, doit partir là-haut retrouver Marie Laforêt, Victor Lanoux et la carrière de Ménélik sans polluer, il faut qu’il se rattrape. Seulement, le cercueil déjà est verni, pollution, ensuite il y a du tissu dedans, sauf pour les proches de Valérie Damidot qui ont aussi dans leur cercueil de la moquette et un lustre parce qu’elle a des prix, donc pollution. Les vêtements portés par le défunt, nous dit l’étude, génèrent de la pollution, à part au Cap d’Adge où les gens sont enterrés nus et tout raides, lors de l’éloge funèbre un neveu dira alors « ça ressemble tellement aux 40 étés qu’il a passé ici ». 

Enfin les traces de médicaments dans le corps, qui partent dans les sols, polluent aussi, une dame comme Loana, quand elle clamse, contamine en hectares l’équivalent de l’Ukraine. Ainsi on arrive à 833 kg de CO2 lors de la mort, ce qui est trop.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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