Tanguy nous parle du white privilege

Vous savez, Nagui, nous les blancs, Daniel Morin, moi, représentons des siècles de domination, surtout Daniel. C’est ce que les anglophones appellent le white privilege, ou ce que les gens en France qui ont la flemme de traduire appellent le white privilege. Ca dit quoi, c’te notion ? Et bien qu’un blanc, même sans y penser, peut mener une vie pépère, à la cool, moi par exemple, mon rapport à la police est inexistant, je me dis que Rex chien flic, la série, c’est plus ou moins la réalité, c’est pour ça que quand je vois un berger allemand sur le bord de la route, je vérifie que j’ai bien mis ma ceinture. Une seule fois je me suis fait arrêter en voiture, par les gendarmes, j’avais 19 ans, c’était en Bretagne intérieure, ils ont été gentils, ils m’ont remercié quand je les ai ramenés à la gendarmerie parce qu’ils étaient ivres. Pareil, si je veux acheter un appart, je peux, appart parisien, hein, 400 000 euros on a un petit studio bien agencé, on peut même mettre un clic-clac, et mon prochain appart, j’en prendrai un où on peut le déplier. C’est ça, le white privilege, ça sous-entend que les gens qui ne sont pas white galèrent,pour l’accès au logement, si on est noir ou asiatique, c’est plus compliqué, ainsi que pour Alexis Le Rossignol, mais là c’est une question de revenus. Il a la bonne couleur, mais le pauvre est payé en roubles anciens par la caisse secrète de la CGT Radio France. 

Et alors ce concept de privilège blanc, chez nous ça prend mollo, parce qu’on a l’idéal républicain, qui nous met tous au même niveau, c’est une fiction, la saison 1 de l’idéal républicain arrive sur Netflix. Mais aux États-Unis, ce pays qui nous a donné Cyndi Lauper, Donald Trump, mais aussi des gens coiffés normalement, la lutte pour la fin du white privilege est au cœur même de la vie du pays. Exemple,les Oscars, cette soirée minable que ces enfoirés ont copié sur les César, en 2024, il faudra pour qu’un film soit sélectionné qu’il remplisse plein de critères de diversité, comme la représentation à l’écran, alors que pardon, mais il y a toujours eu des noirs, par exemple, dans les films américains, quand j’étais jeune, ils avaient tous soit la voix d’Eddy Murphy, soit, au-dessus de 80 kilos, celle de l’Oncle Phil dans le Prince de Bel-Air. Ils mourraient à la 10ème minute, flingués par le gentil, ou alors dans l’explosion de leur propre bombe, parce qu’ils jouaient des terroristes.

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