Dans cette chronique, Tanguy Pastureau nous parle de sa vision de la gauche...

Vous savez, ici à Inter, je croise beaucoup de gens de gauche, parce qu’on a un petit vivier. Je ne critique pas, la plupart, à défaut d’être propres, sont très gentils, mais fragiles, quand je leur dis « je bosse avec Nagui » ils convulsent, dans un dernier spasme murmurent « quoi, ce suppôt de l’argent-roi ? », donc je réponds « Nagui n’est pas un suppôt », ça va parce que c’est moi qui le dis, si c’était le pharmacien, ce serait plus gênant, ça voudrait dire qu’ils se connaissent. 

Alors, dans l’enceinte de la Maison de la Radio, qui bientôt s’appellera Maison de la Radio et de la Musique, c’est Joachim, le stagiaire de 3ème de la présidente, Sibyle Veil, qui a pondu le nouveau nom en 7 secondes contre un peu de shit, comment reconnaître quelqu’un de gauche ? Et bah c’est simple, c’est celui qui a l’air déprimé, il sait qu’en 2022 il va perdre, parce que la gauche à chaque fois fait la même erreur, celle de l’éparpillement, plus de candidats que d’électeurs. Là ils sont déjà deux socialistes + Mélenchon, je pense que lui a une carte de fidélité, à chaque candidature, un coup de tampon, au bout de 5, il aura un ticket coupe-file pour visiter l’Elysée aux Journées du Patrimoine. + peut-être Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, elle, on la voit une fois tous les 5 ans, le reste du temps ils la foutent dans une bouteille de liqueur pour éviter qu’elle sèche, comme on fait avec les grenouilles quand le petit a 4 mois d’avance sur le TP de Sciences Nat’. 

Alors je sais, au sein de cette équipe, l’actualité de la gauche on s’en fout, nous nos valeurs c’est les biftons, les week-ends à La Baule et les phrases humiliantes adressées à Guillermo Guiz. Qui le prend bien car il n’a pas d’amour-propre, c’’est pour ça qu’une soirée hot avec lui il doit pas y avoir tellement de limites. Donc je vais vous expliquer, il y a déjà 2 candidats, Montebourg et Hidalgo. Arnaud Montebourg, vous vous souvenez, caractéristique n°1 il s’adore, caractéristique n°2 il s’adore, il a les mêmes intonations que le seigneur de Mortecouille dans les Visiteurs, il a été Ministre et à un moment a dû faire un burn-out, parce qu’il s’est lancé dans l’apiculture, sur les 3 dernières années, il n’a côtoyé que des abeilles, ces petites bêtes qui piquent quand on les embête, mais qui au moins piquent. Olivier Véran, même si vous lui mettez un coup de latte, il ne pique pas, il garde les doses au frigo, à côté des Babybel. 

Donc Montebourg, après n’avoir fréquenté que des bêtes, ressent le besoin de retrouver la civilisation, c’est un peu Mowgli si dans la jungle il avait réussi à se fabriquer un costard, et dimanche il a créé son parti politique, qui s’appelle l’Engagement. "L’Engagement" est aussi le nom de son dernier livre, en fait il a une idée par an qu’ensuite il déroule, heureusement qu’on ne lui a pas fait choisir le nouveau nom de la Maison de la Radio, sinon ça s’appelait L’engagement. Ou l’Engagement de la Musique si Joachim avait donné un coup de main. Dans le même temps, Montebourg reste entrepreneur, il s’est lancé dans le miel, en février il a créé une marque de glaces bio, intitulée "La Mémère", seule marque de glace qui rappelle Arlette Chabot, du coup, quand j’en mange, je suis toujours un peu gêné. Et il a aussi lancé une pâte à tartiner Made in France, sauf que, révèle hier la Dépêche du Midi, les noisettes dedans sont italiennes et traitées aux néonicotinoïdes, l’insecticide tueur d’abeilles, et de dyslexiques. Il fait vivre des abeilles et en même temps les tue, il a un rapport contrasté aux abeilles, ça va se régler chez le psy, si ça trouve quand il avait 5 ans, le seul personnage de Maya l’Abeille qu’il aimait c’était Flip la sauterelle, enfin, ce genre de trucs qu’on raconte sur un divan en se plaignant de sa mère. 

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