Le Modem, le parti politique The Walking Dead, il est mort-vivant a une actualité, je vous rassure, ils n’ont rien fait, c’est juste judiciaire.

Le Modem, c’est le parti de François Bayrou, le béarnais aux mains calleuses qui en a tâté, du pis de vache, si on mixait son corps usé sur Photoshop avec la tête de Greta Thunberg, on obtiendrait Heidi à l’aube de la ménopause. Alors je sais ce que vous vous dites Nagui, parce que je commence à te cerner ma loute, vous vous dites « mais pourquoi Pastureau, qui parfois peut se révéler si brillant, choisit-il aussi mal ses sujets de chroniques, le Modem, ça va être plus pénible qu’un dimanche pluvieux à Évreux ». 

Dans les yeux de Zabou Breitman, qui me dévorent, tout ça est tellement prévisible, je lis l’angoisse de passer 5 minutes pleines à entendre parler du Modem. Car le Modem, sur le papier, est le truc le moins enthousiasmant au monde, même un livre de Christine Angot récité par Isabelle Huppert alors qu’elle fait une crise d’anémie, à côté c’est fun. Il suffit de prononcer le mot Modem pour que les gens pioncent, on ne le sait pas assez, mais dans l’histoire de la Belle au Bois Dormant, c’est au moment où un petit lapin sorti d’un fourré dit à la princesse « oh, purée, de carottes, bien sûr, je suis un lapin, tu sais quoi, ma taspé, je suis devenu centriste, un jour je vais voter Bayrou », que cette dernière a plongé dans le sommeil. Chez François Bayrou les miroirs sont interdits, parce que s’il se voit dedans, il s’endort pour 72h. 

Les ours n’hibernent pas naturellement, c’est juste qu’en octobre, ils pensent au Modem et s’effondrent, avant de se réveiller 6 mois plus tard, comme Doc Gynéco mais avec une crédibilité. Le plus gros concurrent de la mouche tsé-tsé est le Modem, quand Frédéric Lopez a voulu emmener Bayrou dans la tribu des Faislamoipasàlenvers, ceux-ci se sont enfuit en hurlant « non c’est lui, le grand blanc qui fait dormir, il va nous faire crever d’ennui et ce sera la fin de notre ethnie ». 

Oui, le Modem, c’est rébarbatif, comme disent tous ceux qui se refusent à employer le terme chiant, qui est vulgaire. Parce que c’est le centre, et le centre, c’est raisonnable, si Jean-Luc Mélenchon était centriste, quand on l’empêche de pénétrer dans son local, il dirait « zut, c’est contrariant parce que j’ai des dossiers en cours, écoutez, ce n’est pas grave, je vais attendre dans le couloir en pensant à quelque chose de stimulant comme la directive européenne sur la longueur des balais WC », mais c’est un gauchiste fou, alors la porte il la défonce à coups de tête en hurlant « à moi Louise Michel », s’il arrive au pouvoir un jour, c’est la fin des serruriers. Le centrisme, c’est plan-plan, même Salvatore Adamo à l’heure du thé, vous lui filez un tract du Modem, il vous dit « non, c’est gentil, mais moi politiquement je préfère quand ça dépote, l’école Gérard Larcher, total déglingos, comme moi, tu vois ». 

Alors je sais ce que vous allez me dire, Nagui, parce que je commence à vraiment te cerner, mon amour, vous allez me dire « mais Macron ne fût-il pas en 2017 considéré comme centriste lors de son accession au pouvoir ? », oui, je vous fais parler au passé simple pour que vous soyez encore plus en connexion avec le prof auditeur d’Inter, dans 30 secondes je vais vous faire dire « j’adore Benoit Hamon ». Mais vous avez tort, Macron n’a rien d’un centriste, c’est un ultra-libéral à la Madelin dans le corps d’un mec de boys band de pop coréenne qui se serait fait débrider les yeux. Le centrisme, c’est Bayrou, c’est le Modem.

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