Dans cette chronique, Tanguy Pastureau nous parle du variant brésilien. De brésilien, pour l’instant, il ne connaissait que trois choses : le bracelet brésilien, qui requiert trois fils, le maillot brésilien, qui requiert trois poils, le lissage brésilien, qui requiert trois cheveux.

Nagui, j’ai peur. Je flippe ma …, j’ai laissé un blanc parce que je ne crois pas à l’existence des races. J’ai toujours eu peur des maladies, des MST quand j’étais jeune, il m’est arrivé d’enfiler jusqu’à 15 préservatifs l’un sur l’autre, ça me prenait ¾ d’heure, en général quand je disais « je suis prêt », la personne était partie. Dès que j’ai mal quelque part, j’imagine que c’est grave, mes proches me retrouvent roulé en boule autour de mon testament juste parce que j’ai saigné du nez. Je suis hippopocondriaque, c’est-à-dire que je n’ose pas manger chez Hippopotamus de peur que les produits soient pas frais. Et quand je vomis, je me dis que je suis en train de crever, puis je réalise que je suis chez Leclerc et que le magasin diffuse M. Pokora. Je me rue alors sur les baskets à -40%, les enfile et pars en courant. 

Bref, j’ai peur des maladies, quand le Covid est arrivé, je suis resté enfermé trois mois, quand je suis sorti, j’ai crié en direction du soleil « mais qui es-tu, astre chaud du Dieu de la tong ? », j’étais subjugué par les éléments, si vous m’aviez demandé de sacrifier les cheveux de Pierre-Jean Chalençon afin d’honorer le vent, je me serais présenté au Palais Vivienne avec une serpe. Ensuite est arrivé le variant anglais, très dur, vous le chopez, vous parlez comme Jane Birkin, avec pas un seul article défini de bon, le tour Eiffel, Bernard du Villardière. 

Puis hier, Jean Castex, qui nous snobe depuis trois semaines, il ne vient plus le jeudi à 18h, je ne sais pas ce qu’on lui a fait, il a pris le melon, le star-system, tout ça, il doit faire des soirées où il sniffe les bouloches de la veste moutarde d’Alain Duhamel. Jean Castex donc, a suspendu les vols entre le Brésil et la France, afin de contrer le variant brésilien.

De brésilien, pour l’instant, je connaissais trois choses : le bracelet brésilien, qui requiert trois fils, le maillot brésilien, qui requiert trois poils, le lissage brésilien, qui requiert trois cheveux. Au moins ; par exemple sur Jean-Michel Blanquer on ne peut rien faire, parce qu’il a perdu tous ses cheveux, il y a une enquête, apparemment ça serait un coup des russes. Et le variant brésilien, ah là là, ma chérie, c’est du lourd. 

Au Brésil, il y a 4000 morts par jour, il est plus transmissible, plus mortel, et il attaque les gens de 20 à 50 ans, c’est-à-dire que s’il s’étend chez nous, à la Bande Originale, de vivant, il va rester vous Nagui et Daniel Morin. Une émission, ce sera vous qui le lancez en disant : « il est lourd, il est nul, je le hais », lui vous traitera de tyran égyptien, super, devant l’invité, Kev Adams, 29 ans, qui, malade, convulsera sur le sol, et là, Nagui, pensant qu’il déconne, vous lui direz : « ah bah voilà, là c’est drôle ». Et alors, fraise sur le gâteau, comme disent ceux qui ont horreur des cerises, le variant brésilien est très résistant au vaccin, donc s’il arrive, on se sera fait piquer pour rien, or un vaccin c’est désagréable, moins que l’humour de Laurent Bignolas de Télématin ou qu’une coloscopie réalisée par un champion du lancer de disque, mais quand même. 

Par conséquent, il faut stopper ce variant, afin qu’il tape le moins possible, sans quoi la 4ème vague, ça va être la mer du Japon quand Kim Jong-un lance un missile dedans. Le James Bond repoussé 109 fois, quand il va sortir, le smartphone de Bond sera old school, on se dira « oh le nul il a le modèle sans projection d’hologramme, il fait même pas le thé », parce qu’on sera en 2046. Donc la sagesse voulait qu’on annule les vols pour et depuis le Brésil, parce que jusqu’à hier il y avait 1000 pleu-pleus qui continuaient à faire le trajet chaque semaine, nous on attend toujours le dernier moment pour agir, la crise de Tchernobyl en 86, si ça avait été Macron, il aurait organisé le mondial de la montgolfière le jour même dans le nuage en disant « par contre demain il n’est pas impossible qu’on soit obligés d’annuler le méchoui des équipes de bénévoles ». On laissait ouvert, les voyageurs arrivaient, tranquilles, un test PCR au départ, un à Paris, ensuite ils signaient un papier disant qu’ils s’engageaient sur l’honneur à s’isoler 10 jours, « je soussigné Pascal Martin, jure sur la tête de Jean Castex que je vais rester dans mon salon à bingewatcher "la Stagiaire" avec Michèle Bernier sur Salto ». 

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