Etre nu, c'est formidable !

Oui, si je pouvais, là, je me déshabillerais, mais les audiences sur le midi-midi 30 exploseraient, et je n'ai pas envie de nuire à Stéphane Bern, notre concurrent, que j'aime beaucoup. 

Nu, on est libre, quand on court on sent tout bouger, on a l'impression d'être un flan au caramel démoulé dans une assiette tenue par un vieux qui a la tremblote. Et puis, on ne peut vraiment se connaître les uns les autres qu'en étant nu, là par exemple, de Daniel Morin, je peux dire "ouais, il écrit bien" ou "hier, il m'a souri, donc je pense qu'il est malade"

Mais tant que je ne l'ai pas vu nu allongé sur le dos, sa pilosité faisant qu'il se confond avec sa descente de lit, je ne peux pas accéder réellement à ce qu'il est, on reste en surface, on se moque souvent de Rocco Siffredi, qui a fait toute sa carrière nu, mais lui a eu des relations profondes. 

Bref, être nu est super, mais la société n'accepte pas ça, à part au Cap d'Agde l'été ou Porte de la Chapelle quand vous veniez acheter du shit et que vous vous êtes fait dépouiller. 

Elle a donc créé les vêtements, sous Louis 14 on portait des jabots, des rubans, des collants, puis peu à peu ça s'est dégradé, dans les années 50 on avait des costards cravates, puis en 90 des casquettes et maintenant Eddy de Pretto en concert déboule en polaire avec un bob, si bien qu'entre chaque chanson, le public lui jette des tickets resto en criant "courage, vieux, tu vas t'en sortir, la précarité n'est pas une impasse".

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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