Tanguy Pastureau nous le dit : le problème avec Instagram, c'est que c'est un réseau social géré par des imbéciles, qui vivent tout au 1er degré, à l’américaine, c’est-à-dire qu’on peut rire de tout, sauf de l’ensemble des choses.

Lundi, mes fans s’en souviennent, je leur fais d’ailleurs 2 bises à chacun, ce qui fait 6, j’ai parlé de Donald Trump, l’homme jaune, sorte de Pacman qui au lieu d’avaler des fantômes avale des mexicains. Trump, on l’adore ou on le déteste, mais un truc fou lui arrive, il n’a plus que sa vraie vie, la nulle, sa vie virtuelle est finie, il a été banni de l’ensemble des réseaux sociaux et services internet. Même pour commander un burger sur Deliveroo, il est obligé de passer par le compte de sa femme. Alors, burger version Etats-Unis, hein, 14 steaks 6 pains 2 litres de sauce, en livraison ils sont 4 à le porter, d’anciens employés de pompes funèbres qui en 2015 ont géré la dépouille de Demis Roussos. 

Hier c’est YouTube qui a suspendu la chaine de Trump, parce qu’ils ont tous peur qu’il pète un câble et envoie 2000 de ses gars à l’investiture de Biden, s’ils le chargent tous déguisés en buffles, Jojo à la fin de la cérémonie aura 300 trous dans le corps, ça a son côté pratique, ça fait plein d’endroits où ranger ses clés, mais en soirée coquine, on a tendance à se dire en le voyant « houlà, voilà un gourmand de compète, ça me fait peur, je vais plutôt aller vers Raymond qui a un physique classique ». 

Trump a donc été censuré, avant c’étaient les médias publics qui faisaient ça, en 76 les politiques quittaient les plateaux télé en criant : « Alain Duhamel, je préfère partir plutôt que d’avoir à subir le montage fallacieux de mes propos par ce pouvoir tyrannique », à l’époque, les politiques avaient de l’emphase, aujourd’hui on a Castex qui dit : « bon, les vaccins on sait plus où on en est, attendez, où j’ai mis ma feuille, je sais plus, au revoir ». 

Mais en 2020 la censure, elle est exercée par les réseaux sociaux, qui ont tout pouvoir sur nos vies, prenez Elie Semoun. Elie Semoun est ce Monsieur qui a moins de kilos que d’années, puisqu’il a 57 ans. Là, comme ça, vous vous dites : « personne ne va censurer Elie Semoun », parce qu’il n’est pas dangereux, il chante de la bossa-nova et sa passion c’est le jardinage, si vous vous méfiez d’Elie Semoun, c’est que vous pensez aussi que Stéphane Marie de "Silence ça pousse" peut étrangler son voisin avec un jonc.

Et bien surprise, Elie Semoun a été censuré par Instagram, le réseau des petites pouffes qui se shootent avec la bouche en cul de poule pour choper des sacs Chanel. En fait, Elie, que j’appelle Elie parce qu’on fait le même métier, donc on dit juste nos prénoms, « hier, j’ai vu Gad, il m’a parlé de Florence », « ah, et Ségolène était là ? », des trucs entre humoristes, quoi. Elie, donc, a posté sur Instagram une vidéo pour la nouvelle année, partant du principe, comme il y a un con dans chaque famille qui le dit, qu’on peut se la souhaiter jusqu’au 31 janvier, gna gna gna. 

Le même, le 1er janvier, dit : « et surtout la santé », en même temps tout le monde dit ça, sauf Isabelle Balkany à son mari parce qu’il répond : « ah non, pas la santé », puis se remet à danser. Elie, dans la vidéo, fait du Semoun, il dit en gros : « je m’excuse d’avance auprès des communautés portugaises, noires, musulmanes et juives, comme ça je peux y aller en 2021, je me suis excusé », alors c’est mieux dans sa bouche à lui parce qu’il est drôle, moi c’est une erreur de contrat qui fait que je suis là, en 2017 j’étais venu pour un job dans la maintenance des distributeurs de café, à Inter ils ont confondu avec quelqu’un d’autre, c’est pour ça que Jérémy Ferrari récupère les pièces dans la machine. 

Et Elie, dans sa vidéo, ajoute « allez, salut les pédés ! Oh pardon, je m’excuse auprès de la communauté homosexuelle », ce qui pourrait problème si on pensait que le type était homophobe, mais il a 30 ans de show-biz, donc il n’est pas phobe de quoi que ce soit, parce que tous ceux qui le sont finissent dans l’enfer du PAF, en fait sur Sud Radio avec André Bercoff. Bien entendu, c’est de l’humour, mais le souci, c’est qu’Instagram est géré par des cons, qui vivent tout au 1er degré, à l’américaine, c’est-à-dire qu’on peut rire de tout, sauf de l’ensemble des choses. Ou alors il faut être concerné par la blague, un portugais peut se moquer des portugais, un juif des juifs, moi à chaque blague sur les juifs, je me fais circoncire avant, puis reconstruire le prépuce après, j’en peux plus, le rabbin m’a fait une carte de fidélité, il a voulu qu’on se pacse, partant du principe que j’étais la personne qu’il connaissait le mieux.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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