Tanguy Pastureau essaie de comprendre Emmanuel Macron, et fait part de ses analyses.

Le président Macron, depuis 24h, est au cœur de la polémique. Et il adore ça, le bougre. Il choque, il fait bouger les lignes, c'est un jeune tout fou. Si c'était un animal, ce serait un bébé labrador, et Nemo, son chien, le nettoyerait avec la langue pensant qu'il s'agit de son petit. Hier dans la nuit, alors que Daniel Morin rédigeait l'une de ses 140 chroniques hebdomadaires, la chargée de com de Macron, Sibeth Ndiaye, tweete une vidéo de Dieu, pas celui qui est tout là-haut et qui si ça se trouve n'existe pas, à l'instar du relookeur de Noël Mamère, non, le petit qui vit en bas, Macron. On l'aperçoit assis devant son bureau, parlant à des gens qu'on ne voit pas, comme Florian Philippot quand il préside une réunion de son parti, les Patriotes, parce que les 2 autres adhérents à part lui, malades, sont restés chez eux. Là, Macron, toujours assis, se met à parler, en bougeant les mains, les bras, tel un cul-de-jatte qui se serait mis à la macarena, un peu tardivement. Le truc est tourné à l'arrache, avec un contre-jour. On a l'impression que c'est un film amateur et qu'une milf va débouler en disant à Macron "petit, j'en ai déniaisé des comme toi, c'est pas parce que tu vis dans un F3000 entouré de dorures à la Puff Daddy que ça va m'empêcher de te chevaucher, notre vidéo elle va passer sur Equidia". Bien sûr, c'est juste un coup de com, afin que l'internaute se dise "ouah, une vidéo de Macron volée, si ça se trouve Brigitte va arriver derrière et lui faire « coucou c'est qui ?! ». S'il répond c'est Gérard Collomb, je reconnais ton eau de cologne de vieux, elle va être verte". En regardant ce film, on se sent proche de Macron, d'autant qu'il parle aussi mal que nous, puisqu'à un moment il dit "on met un pognon de dingue dans les minimas sociaux, et les gens sont quand même pauvres". Pognon, pour un chef de l'état, c'est familier, on a élu Eugène de Rastignac, on se retrouve avec Philippe Lucas.

Et en plus, il a raison. Malgré la CAF, le RSA, les pauvres restent pauvres, parce qu'il n'y a aucune répartition des richesses. Par exemple, moi qui suis là chaque jour, je pourrais payer un café à Guillermo Guiz, qui n'est là qu'une fois par semaine, et qui végète dans une précarité qui le pousse aux pires extrémités, il a tenté de me vendre un rein. Il perd une dent par jour par manque de soins, c'est pour ça qu'il parle si vite, parce que l'air circule extrêmement vite dans sa bouche. Mais je ne le fais pas, et je garde tout mon fric amassé sur la redevance des pauvres gens, qui voient leur argent partir dans un gratin de veau-courgette-topinambour bouffé par Marc Lavoine dans C à Vous tandis que Patrick Cohen se ressert en se disant "c'est pas sûr que j'ai encore de quoi subsister l'an prochain". Mais Macron, il vient du business, il a la win dans le sang, pour lui, un pauvre, c'est un riche qui n'a pas encore cartonné avec son projet de start-up. Macron, c'est le Terminator, il s'en fout de savoir si Sarah Connor a couché avec les boches, ce qu'il veut, c'est la buter. Il est dans l'action, une coupe du Monde, ça se gagne, sinon on est des loosers, des pauvres, ça devient des gens prospères, s'ils veulent bien se bouger le uque.

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