Les voitures à moteur thermique vont changer, comme elles polluent mais que la ministre en charge cire les mocassins des gens des lobbys de l’auto, même en-dessous des glands, et bien ils vont mettre un message dans les pubs pour dire que sinon on peut prendre les transports en commun.

Je vais vous parler d’Élisabeth Borne. Alors tout d’abord, je vais vous dire qui c’est, parce qu’elle est moins connue que la musique folk au Métropolis de Rungis. Et bien Élisabeth Borne, c’est la ministre des transports, une petite dame coiffée comme Dave qui dégage la même envie de vivre qu’un oursin sur lequel aurait marché un mec avec le pied plein de mycoses. 

Il faut la comprendre, rien n’est moins passionnant que le ministère des transports, toute la journée on inaugure des tronçons de tramway où des pervers viendront se coller contre la raie des fesses de jeunes filles en fleurs selon la technique du Tetris. 

En plus maintenant, il faut gérer les morts en trottinette électrique, tous ces gens qui pensent que lancé à 30 km/h en trottinette face au Kangoo du plombier c’est eux qui vont plier le Kangoo, les types même dans le 12ème arrondissement se croient dans les Avengers. Bref, à titre personnel, je préfèrerais me faire épiler à la disqueuse ou travailler à CNews que d’être ministre des transports. CNews, pour l’anecdote, qui a censuré hier la une de Charlie Hebdo en disant qu’elle était vulgaire, mais se faire taxer de vulgarité par CNews, c’est comme si Ronald McDonald déboulait à Top Chef pour vous expliquer en quoi votre blanquette est ratée. 

Mardi, donc, Elizabeth Borne était sur BFM, la chaîne qui part en breaking news dès que les 14 derniers gilets jaunes font un barbecue dans un square, face à Jean-Jacques Bourdin, le journaliste qu’on regarde en bouffant des biscottes. Elle a dit 2-3 choses, toutes moins importantes que l’annonce d’un nouveau single de M. Pokora, comme le fait qu’elle se verrait bien maire en 2020, elle serait parachutée à Caen, sa manière à elle de fêter le D-Day. 

Elle a dit que le port du casque à vélo ne sera pas rendu obligatoire, on va continuer à ramener chez eux des cyclistes avec le crâne ouvert en 10, dont l’épouse dira « au moins, maintenant, je sais ce qu’il a dans la tête ». Donc là on sent Bourdin déçu, déjà Borne, ils l’ont calé parce personne d’autre n’était dispo, même Fifi, le cocker du parti animaliste, a dit « non, le matin 8h30 c’est l’heure de mon 1er pipi, à moins que je puisse venir avec mon buisson, c’est niet », ils étaient à 2 doigts de déterrer Raymond Barre et foutre son crâne sur la table de Bourdin en se disant « il va peut-être avoir son quart d’heure shakespearien, pépère », tout plutôt que Borne. 

Mais c’est la seule à avoir dit oui, donc ils l’ont prise, certains de faire 16 fois moins d’audience que l’âne Trotro sur Gulli. Et soudain un éclair fugace passe dans les yeux éteints de la ministre, elle a une idée, mieux, une proposition, ça lui fait la même tête que le directeur du centre des malades du paludisme à Cotonou quand il voit arriver Bill Gates avec un chèque de 4 millions de dollars. 

Vous savez que des députés ont demandé à ce que les pubs pour les voitures à essence soient interdites, parce qu’elles polluent, mais Élisabeth Borne ne peut pas faire ça, sinon les lobbys de l’automobile la foutent dans un coffre d’une Renault Mégane et la coulent dans la Seine où elle nourrira le dernier poisson en vie. Les lobbys, c’est la plaie de la République, moi en lobby à part Chantal, j’en aime aucun. 

La ministre ne peut donc rien faire, elle se retrouve dans la position de l’homme-tronc qu’on a mis dans les buts à la finale du Mondial et qui voit Kylian Bappé se diriger vers lui avec le ballon. Mais elle est maligne, et elle annonce à Bourdin que dans les pubs pour les voitures, il y aura un message vantant les mérites des transports en commun, c’est comme si à l’entrée du Cap d’Agde on collait l’évêque du coin avec une pancarte « sinon existe aussi l’abstinence ».

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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