Une nouvelle polémique dans le milieu de l'art contemporain a retenu l'attention de Tanguy Pastureau : un happening avec des poulets.

Une expo d'art contemporain créé la polémique. Il y a 3 semaines, j'ai déjà critiqué Jeff Koons, le businessman qui veut vendre des fleurs en tôle à Hidalgo au lieu de lui en offrir des vraies, ce goujat ! Là, j'en remets une couche, donc je pense que je suis grillé pour ce qui s'agit d'être invité à la prochaine Foire d'Art Contemporain de Paris. Cette fois ça se passe à Lyon, la ville du saucisson en croûte et de Gérard Collomb, en croûte aussi. Le MAC, Musée d'Art Contemporain, passe une vidéo tournant en boucle de poulets en feu. On voit les bêtes en train de brûler et de pousser des cris, parce qu'à part les touristes allemands qui ont la peau d'Amélie Nothomb en plus clair et qui dans les Landes en août retirent tout, personne ne crâme volontairement. Donc les associations de défense des animaux, qui sont au taquet, si Florent Pagny gratte sa barbichette et qu'il y a six poux qui tombent, elles portent plainte pour maltraitance, s'émeuvent. Elles ont raison, au-delà de la cruauté, voir des poules en feu n'a aucun intérêt esthétique, on a juste l'impression d'assister à la préparation d'un repas de famille si mamie Ghislaine n'avait pas eu envie de se casser le uque à déplumer la bestiole.

Là, l'artiste, Adel Abdessemed, se défend. Il dit que le produit mis sur les poulets ne fait pas du feu mais des effets de flamme sans danger. Si vous en mettez dans un Zippo, un biker tatoué peut mettre 16h à allumer une clope. Il a déjà utilisé le produit sur lui-même pour un happening et on le voit debout au milieu des flammes, tel un cracheur de feu un peu âgé qui se serait bavé dessus tout en approchant sa torche de ses lèvres. Le souci, c'est que lui, ce grand couillon d'artiste, était au courant qu'il n'était pas en train de brûler, mais les poulets, non ! Le poulet est basique, il voit du feu, il crie « coottt », il voit de l'eau, il crie « coott », ce qui fait qu'on ne sait jamais ce qu'il dit et que par lassitude on le mange. La femme de Ribéry, qui a aussi peu de mots, a failli 25 fois le foutre dans un Magimix en position purée. Et le type, pour leur mettre le feu, a accroché les poulets par les pattes la tête en bas contre un mur de parpaing, où ils viennent se taper en se débattant, c'est comme une soirée SM mais pour volatiles. Donc on se dit, le gars doit pas aimer les bêtes, à l'instar des paysans dans l'Amour est dans le Pré qui voient leur troupeau partir à l'abattoir et qui 3 secondes après disent à leurs deux prétendantes "bon, c'est pas tout, les cochonnes, mais si on se faisait un plan à trois ?".

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