François Hollande et son entourage reviennent, ils se mettent en mouvement, s'ils sont aussi lents à y aller qu'entre 2012 et 2017, on a le temps de les voir venir...

2012, c'était il y a 7 ans, c'est peu 7 ans, on a le temps de lire 4 livres, 4712 si l'on est Leïla Kaddour-Boudadi, et encore avec un seul œil parce qu'avec l'autre elle regarde la Grande Librairie. 7 ans, ça permet de faire l'amour 11 fois, comme me le confiait récemment Daniel Morin, il a une vie intellectuelle si dense, 2 chroniques par jour, une émission le week-end, dans les usines aux Philippines, ils ont un petit autel à sa gloire, qu'il est coupé de son corps. 

On ne peut pas à la fois dire des choses pertinentes et avoir une vie sexuelle intense, ce qui permet d'affirmer que Luc Ferry doit être un vrai étalon. Il y a 7 ans, donc, un petit bonhomme doux et affable prenait les rènes de la France, il ne s'agit pas de Pacman mais de François Hollande, même si pour les décrire, on utilise les mêmes termes. Le quinquennat Hollande, ça a été 5 ans de pause dans l'hystérie d'un monde en mouvement, un instant que chacun, enfin, a eu pour soi. 

On mettait les infos, Laurent Delahousse lançait un magnéto sur Jean-Marc Ayrault, parfois son micro n'était pas coupé, car les techniciens de France Télé ont deux mains gauches, comme vous le dites souvent, Nagui, on entendait Delahousse crier "purée, Robert, met l'image à la bonne vitesse !", et le Robert en question, le gauche, lui répondre "c'est la bonne vitesse, le problème, ce n'est pas nous, c'est Jean-Marc Ayrault". L'image, ensuite, revenait sur Delahousse, endormi sur sa table, un filet de bave ornant son menton si volontaire, et on se disait "c'est pas vrai, même quand il pionce la bouche ouverte, il a le swag", avec l'envie d'introduire dans cette bouche l'ensemble de nos organes, + ceux d'une vieille tante n'ayant pas vu le loup depuis 79.

Depuis, Hollande n'est plus, il a été remplacé par un petit quick qui en 2 mois à s'agiter nous a épuisé, Macron, mais espoir fou, fête totale, sarabande, comme disent les transgenres un peu excités : il s'apprête à revenir. Pas au FMI, ni à l'ONU, encore moins à la Banque Mondiale, non, il aurait trouvé un défi à la hauteur de ses ambitions, la mairie de Tulle, le cœur du monde libre selon lui, l'anus de la France selon les autres. La rumeur bruisse dans les rues de Tulle, couvrant le bruit des pigeons qui se lancent contre le clocher de l'église afin de s'offrir une mort qui les sauvera de l'ennui, depuis que le site web du magazine Challenges, le journal des winners qui kiffent Wall Street et la coke, a annoncé mardi que Hollande aurait décidé d'être candidat en 2020. 

Il a déjà été maire de Tulle, de 2001 à 2008, donc il connait bien le coin, il a fait la sieste devant chaque maison. Seulement, le maire actuel de la ville, Bernard Combes, interrogé par le quotidien La Montagne, le journal dont on se sert sur les marchés pour emballer la viande de marmotte, déclare "je ne comprends pas, François ne m'a jamais dit qu'il était candidat", surpris tel César quand il a vu que c'est son fils qui allait le planter et qu'il a hurlé "mais arrête, c'est trop con, on pourrait discu…". La Montagne tente alors de joindre Hollande, il ne répond pas, il y a son répondeur qui dit "bonjour, c'est Fanfan, heu laissez un message, que je, euh, consulterai au moment où je l'ai choisi, selon le cap que je me serai fixé". On n'en sait donc pas plus.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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