Ce week-end a été particulier : Jean-Marc Ayrault a refait parler de lui...

Ce weekend a été particulier d’abord parce que j’ai été invité à On n’est pas couché, je fais donc officiellement partie du star-system, au même titre que Michel Onfray, Pluto ou AfidaTurner, vous allez enfin me respecter, Nagui. Et chose extraordinaire, j’étais assis à côté d’Arielle Dombasle, la personne dont je me suis le plus moqué, la moitié de mon salaire c’est à elle que je le dois, c’est comme si Daniel Morin tombait dans la rue sur Patrick Balkany ou si Jean-Marie Bigard rencontrait en se promenant une paire de testicules ou un anus. Arielle Dombasle, la légende, la seule à ne pas avoir besoin de Space X pour partir tout là-haut. 

Mais ce week-end a aussi eu lieu un autre phénomène paranormal : Jean-Marc Ayrault a refait parler de lui. Alors qui est Jean-Marc Ayrault, parce que tout le monde l’a oublié, c’est un ex-1er ministre, qui a œuvré de mai 2012 à mars 2014, puis on l’a exfiltré parce qu’il était cramé, il a eu la durée de vie d’un presse-purée Gifi. Cette période, que les historiens nommeront plus tard « ensemble vide », on a l’impression qu’il l’a passée à pioncer, parce qu’il dégageait la même énergie qu’un hérisson écrasé par le Hummer de Neymar, tous les jours sur sa page Wikipédia, quelqu’un l’annonçaitmort alors qu’il était juste lui, c’est-à-dire qu’il attendait sans rien foutre les instructions de François Hollande qui lui-même ne foutait rien, ce quinquennat aurait pu être sponsorisé par les matelas Dodo et le business du shit marocain. Ça a été 5 ans de Musée Grévin, mais avec des vrais gens.

Et là, juin 2020, incroyable, Jean-Marc Ayrault s’est réveillé, on pensait que Michael Schumacher le ferait avant lui. Il a bougé de son lit, a rampé jusqu’à son bureau, à mi-parcours, dans le couloir, épuisé, il a fait une sieste. Puis, 4h plus tard, il a pris un stylo et a rédigé une tribune pour le journal Le Monde, ça chez les élites, c’est le top du top, ça équivaut, quand on est sur TFX, à se voir offrir par la prod de la Villa des CœursBrisés un gros sein, et l’autre à la fin du tournage, si bien que dans la piscine pendant 3 mois on flotte sur le côté. Donc Jean-Marc Ayrault, qui n’a jamais rien créé, même pas l’ennui puisque le concept a été lancé par les Deux-Sèvres, a suivi le mouvementdu Black Lives Matter, dans sa bafouille, il a proposé de changer le nom de deux salles Colbert, dont une à l’Assemblée. Colbert, le Code Noir, l’esclavage, vous suivez. Ayrault a été député pendant 30 ans, 5 ans président de groupe, mais salle Colbert, il n'avait jamais fait le rapprochement, c’est un monsieur, vous lui dites « j’ai appelé mon fils Emile-Louis car j’aime les prénoms composés », il vous répond « ah tiens, ça me rappelle un truc, mais quoi ? ». Il a également été maire de Nantes 23 ans, où il y a une rue Colbert, mais là, pareil, à l’époque, pour lui, c’était OK, il faut que quelqu’un lui parle d’un sujet pour qu’il y pense, le matin, il ne se nourrit pas s’il n’a pas vu sur BFM avant la pub pour Frosties.

Mais alors pourquoi Ayrault bouge-t-il, d’un coup, pour parler de ça, et bien parce que là il est président de la fondation pour la mémoire de l’esclavage, 2 millions de budget annuel, donc s’il passe sa vie à mater Autant en Emporte le Vent, en chaussons, pour vérifier si oui ou non c’est raciste, ça va se voir. Or là, il est bien, il travaille Place de la Concorde à Paris, parce que c’est là que l’abolition de l’esclavage fut décrétée en 1848 par Victor Schœlcher, si l’autre pépère avait fait ça porte de Clignancourt, il y aurait eu moins d’intérêt à choper le poste. Bref, débaptiser les salles Colbert, Macron a dit non hier, mais en fait oui, on les appellerait « salles Jean-Marc Ayrault », dans 300 ans, il n’y aura pas de polémique, parce qu’il n’a rien fait de mal, lui, il n’a rien fait tout court. 

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