Les cliniques de chirurgie esthétique tirent la sonnette d'alarme, de plus en plus de très jeunes filles, 17-18 ans, se font installer des prothèses de fesses énormes, et si ce n'est pas assez gros, elles demandent à ce qu'on leur mette les boites contenant les prothèses, leur modèle :, KK, Kim Kardashian

Les codes esthétiques, à travers les âges, changent, surtout pour les femmes, puisque nous les mecs, avons à peu près la même allure depuis Néandertal, je pense à Daniel Morin, qui en culotte de peau, pourrait jouer tel quel dans Jurassic Park le rôle du 1er homme frottant 2 silex afin de créer le feu et 2 minutes plus tard la pause clope de midi, suite à quoi Omar Sy jaillirait dans le champ de la caméra en criant "on avait dit que c'est moi le français qui est demandé à Hollywood". Mais les femmes, non, la société, c'est-à-dire les hommes, masse velue et ivre que Dieu a créé avec des mains pour qu'ils puissent se gratter les bourses et jouer au Loto Foot, depuis toujours doivent composer avec des normes qui changent. 

A la préhistoire, la femme doit être callypige, grosses fesses, seins énormes, ventre large, à une époque où, je le rappelle, la tartiflette n'existe pas. En Grèce durant l'Antiquité, 7ème siècle avant Nikos et la feta Salakis, elle doit ressembler à l'homme, corps musclé. Au Moyen-âge, le maquillage est interdit par l'Eglise, au motif que Dieu nous a créé sans, dans la même logique, s'il faut rester comme le jour de sa naissance, on pouvait garder intact le cordon ombilical et toute sa vie se traîner sa mère, ce que chez les juifs on appelle "schéma de vie classique". Sous Catherine de Médicis, on se remaquille, parce qu'on découvre les fards importés d'orient, heureusement pas les fars importés de Bretagne, puisque le pruneau écrasé sur le haut de la lèvre, ça ne va à personne, ou alors à Olivier de Kersauzon en toute fin de soirée. Etc, jusqu'à aujourd'hui où, d'après le Parisien, la mode est aux fesses massives pour copier celles de Kim Kardashian, la naïade ricaine qui avec son mari Kanye West se partagent un cerveau à deux.

Avant, dans les cliniques de chirurgie esthétique, on croisait des dames âgées, qui arrivaient en disant "bonjour, j'aimerais ressembler à Natalie Portman" et à qui 11h plus tard à la sortie de la clinique, les passants criaient "bon dieu, Patrick Juvet, je vous adore, où sont les femmes…". Mais en 2019, la moitié des clientes sont des filles, des jeunes de 18-19 ans, l'âge de ton arrière-petite-fille, auditeur d'Inter. 

Tracy Sayag, directrice de la clinique des Champs-Elysées, que seuls les cons cherchent à Bastille, dit qu'en 3 ans, les augmentations de volume des fesses se sont envolées de 30%. Tout ça à cause de 4 stars minables qui masquent leur manque de talent derrière leurs fesses, Jennifer Lopez, Nicki Minaj, Iggy Azalea, les frères Dardenne, j'ai ajouté ces 2 derniers pour que nos auditeurs en connaissent un peu dans la liste, sinon c'est humiliant. Or, le jeune est con, il est prêt à suivre les stars dans tous leurs délires, combien de bras de jeunes gâchés en 98 par un tatouage tribal pour faire comme Zazie, aujourd'hui sur le marché du trafic d'organes, c'est invendable. 

Même en Albanie sur le parking du Lidl, qui là-bas correspond à Fauchon chez nous, on vous dit "désolé, ça vaut rien, pour te dire, un tympan de fan de Maitre Gims côte plus à l'Argus". Et Patrick Baraf, chirurgien, qui fût l'un des premiers à se lancer dans les fesses, avec Socrate en -440 le jour où son jeune assistant Kevin-Adonis ramassa son burin alors qu'il ne portait rien sous sa toge, Baraf dit "les françaises nous demandent des prothèses de fesses les plus grosses possibles, réservées normalement aux hommes", certaines ressortent avec une croupe, au salon de l'agriculture, il ne faut pas ensuite qu'elles croisent Wauquiez parce que celui-ci les frappe en criant "t'aimes ça, Marguerite".

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