Marine Le Pen lance un emprunt patriotique. Le concept est basique, vous lui prêtez de l’argent et dans un an, vous toucherez des intérêts, c’est plus un parti, c’est la Caisse d’Epargne.

Marine Le Pen, j'en parle rarement, j’ai plus tendance à me moquer des gens de gauche, par esprit de contradiction, parce que je suis sur Inter, ce qui est très puéril de ma part. 

Si j’étais sur Equidia, je pense que je dirais « non, les ânes c’est mieux ». Et le problème, quand on est humoriste et qu’on parle du FN, enfin du RN, c’est pas un parti, c’est un Scrabble avec ton oncle, c’est qu’on tombe dans la chronique à message, on finit en sanglots à dire « elle est de retour, la peste brune », comme toutes ces stars qui crient « si tel ou tel passe aux élections, je me casse » et qui trois jours plus tard, quand tel a gagné, parce qu’il était meilleur que tel, vous expliquent qu’elles avaient oublié de refaire leur passeport. Et puis ça va, le RN, moi je veux bien vous dire que c’est le 3ème Reich, mais la vérité, c’est que c’est un parti de branquignols comme les autres, ils sont nuls. 

Marine Le Pen il y a 2 ans a déboulé dans le débat du second tour sans avoir préparé quoi que ce soit, détendue comme Bob Marley en 78, elle a juste fait « ils sont là, dans les villes », on n’a pas compris. 7 mois plus tard, à sa sortie de psychiatrie, elle a réalisé que Macron était passé, elle s’est dit « super, je reste dans l’opposition », c’est toujours plus confortable, regardez Wauquiez, pourquoi est-ce que tout le monde le trouve charismatique, se dit « c’est le nouveau de Gaulle », bon ok, personne ne se dit ça, dans Game of Thrones, il se ferait décapiter par un nain au bout de 16 secondes, mais on pourrait se le dire, si on se drogue, c’est parce qu’il est dans l’opposition. Le Pen, pour les européennes, a mis en tête de liste un petit jeune, Jordan Bardella, 23 ans, qui n’a pas encore de poils et au niveau série en est à la saison 4 des Pyjamasques. 

Avant, Bardella était le chef de Génération Nation, le mouvement des gens qui bégaient presque des mots entiers, c’est la branche jeunesse du RN. Et comme chargé de com de la campagne, elle a mis Philippe Vardon, un ancien du Bloc Identitaire, qu’on voit dans une vidéo Youtube il y a 20 ans s’éclater dans un concert de skinheads, ces gens qui, si leur mouvement se généralisait, ruinerait Camille Albane, puisqu’ils se rasent la tête eux-mêmes, réunis dans une salle, on a l’impression de voir un billard sur lequel le patron du bistrot n’aurait mis que des boules blanches. Mais enfin, ne jugeons pas, qui n’a pas été skinhead dans sa jeunesse, comme me le disait hors antenne Kad Merad, ajoutant « la musique était pas top, mais ça permettait de se défouler sans passer par la case fitness ».

Bref, le RN, c’est un assemblage absurde de radicaux, de jeunes plus cools, de dames blondes du sud-est qui ont enfilé le manteau léopard de leur chihuahua, le tout chapeauté par une femme larguée tentant de faire oublier son père, Jean-Marie, lequel est un gangsta-rappeur blanc de 90 ans puisqu’il vient d’être condamné pour détention illégale d’armes, chez lui, il avait un flash-ball, un fusil à pompe, un pistolet 7,65, un Colt calibre 38 et un Luger 9mm, à côté de lui, Booba et Kaaris dans leur pauvre octogone suisse, c’est Tic et Tac en train de se battre pour la dernière cacahouète Benénuts. 

Le Pen père quitte le Parlement européen ce jour, sa fille lui a rendu hommage, elle a dit « il a soufflé sur la petite flamme de la nation », ce qui est complètement con puisque si on fait ça on l’éteint, ce sont sur les braises qu’on souffle, et ça, les politiques le font en permanence. C’était la phrase engagée de la chronique.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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