Ce matin, Tanguy Pastureau nous emmène à l’Élysée...

Oui, l’Élysée, cette grosse cage à poules dans laquelle tous les 5 ans on enferme des technocrates dépassés qui font de leur mieux, c’est-à-dire rien, est en surchauffe, telles les semelles des pompes de François Rebsamen, paisible maire de Dijon, quand il voit débouler 80 tchétchènes qui retournent sa Zoé et qu’il quitte la ville en courant. Et en criant « malgré tout, j’ai encore foi dans le vivre-ensemble », parce qu’il est socialiste. A l’Élysée, ça bosse, nous dit la presse, parce qu’il y a débat sur les rues à débaptiser, exemple l’avenue Bugeaud à Paris, très sympa, c’est dans le 16ème, l’arrondissement des seniors à pantalon couleur saumon et doudoune sans manche qui conduisent des Lexus en pensant très fort à ce que dirait Jean d’Ormesson de ce mois de juin. Et bien Bugeaud c’était un général français qui a colonisé l’Algérie, il avait déclaré « je brûlerai vos villes et vos moissons », forcément, quand on colonise, les premiers mots qu’on prononce ne sont pas « sympa chez vous, les gars, connaissez pas quelqu’un qui fait du Air B’n’B sur 200 ans ? », on pille, on massacre, il n’y a que Stéphane Plaza qui peut s’installer chez une tierce personne sans trucider ses enfants, parce qu’il a les clés. C’est pour ça qu’on sait que si un jour il trucide des enfants, il le fera par plaisir. 

Donc là, une tripotée de gens, souvent des suiveurs qui surfent sur la tendance, Jean-Marc Ayrault mais aussi d’autres losers, demandent à ce qu’on rebaptise les rues. A la place de Bugeaud ou Colbert, on pourrait leur donner des noms d’êtres gentils comme Bilal Hassani, Kev Adams ou la Vache qui Rit. Et chaque ville aura 12 squares Michel Drucker, avec des arbres centenaires pour rester dans le thème. Mais le souci, c’est que changer le nom des rues, ça a un coût, il faut refaire des plaques, appeler Waze, les stars de la télé qui vivent avenue Bugeaud doivent dire à leur dealer que désormais elles sont avenue Vincent Lindon, Lindon.e.s, inclusif, bref, c’est tout un truc.

Heureusement à l’Élysée, il y a des gens au ciboulot qui dégorge de matière grise, et ils ont eu une idée, la seule, une plaque a été accrochée au mur avec écrit « ici en 2020, Jean-Wilfried de la Motte, conseiller du président, a eu une idée » : ils proposent de faire des contre-monuments. Exemple, un conseiller explique que l’avenue Bugeaud resterait ainsi, mais qu’en contrepartie, avenue Bugeaud, on mettrait une statue de l’émir Abdelkader, qu’a combattu Bugeaud, donc logiquement, rue Jean-Moulin, on installe un buste d’Adolf Hitler, il n’y a pas de raison. Exemple 2 donné par l’Élysée, ensuite ils prendront 4 ans de RTT pour se reposer, il y a à Paris une statue de Paul Déroulède, un antidreyfusard, et bien en face, pourquoi ne pas ériger une statue d’Émile Zola ?, disent-ils. Et on pourrait faire pareil pour tout, à Montmartre, il y a un buste de Dalida, sous lequel se prosterne chaque matin notre Leila Kaddour, qui nous écoute chez elle avec sur son pull le vomi de son enfant, et bah en face de Dalida, pourquoi ne pas installer un buste d’une personne qui a un regard normal, donc pas Francis Heaulme. A Montreux, en Suisse, il y a une statue de Freddy Mercury du groupe Queen, qui dépotait 7000 décibels juste en faisant un claquement de langue, en face, statue de Carla Bruni.

Ensuite on déclinera le concept : un concert de zouk ? A 22h, on fout Kassav dehors et on fait entrer Marilyn Manson. Le prochain 50 nuances de Grey ? La seconde moitié du livre est rédigée par le pape François. L’Élysée invente un monde où un gentil annule un méchant, c’est du niveau de Peppa Pig, c’est con comme notre époque. D’ailleurs France Inter, ok, mais alors sur le logo, on dessine aussi la Corée du Nord.

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