Dans cette chronique, Tanguy Pastureau nous parle du nouveau variant breton : un variant qui n’est pas préoccupant, dit l’ARS, mais qui est indétectable par les tests PCR, même si on se fourre un râteau dans le nez, il n’y a pas de virus. Il est très discret, c’est le Carla Bruni des variants.

Je ne dis pas ça parce que j’en suis un, mais quand même, ils sont forts, les bretons. Est-ce qu’ils ont un variant, les arabes ? Non. Ni les juifs, ni les chtis, ni les surfeurs des Landes, ils ont juste des dents de requin, ces cons-là. Alors que ça y est, il y a un variant breton, facile à détecter, quand les gens font pipi ça sent le blé noir. Et ça, dans les rédacs à Paris, ces open-space peuplés de bobos qui tournent au beurre doux, ça leur fait mal de le reconnaître, parce qu’ils nous méprisent. 

Est-ce qu’il a été invité sur Twitch par Samuel Etienne, Jean-Yves Le Drian, né à Lorient au début du siècle dernier ? Non, alors que ce serait une belle opération de prévention du suicide chez les jeunes de Twitch de prouver qu’on peut être déprimé toute sa vie et finir Ministre. Le Drian, le jour où il a la jaunisse, ça devient le sosie du smiley tristesse sur l’iPhone. Le variant breton, ça va faire comme avec le drapeau breton, d’ici 15 jours, il va être partout, même à Sanary-sur-Mer ça va danser la gavotte. Si j’étais Nolwenn Leroy, je me sortirais les doigts du nez, c’est ce que font les gens qui détestent au préalable se les rentrer dans le cul, et je le sortirais, cet album avec Gilles Servat. 

Le variant breton va envahir la France, puis l’Europe, on va retrouver Silvio Berlusconi en plein bunga-bunga avec Mme Loïk, en train de hurler « fouette-moi comme ma crème ». Ensuite, si une bigoudène mastoc lance une crêpe un peu loin, elle va atterrir à New York, les Etats-Unis seront contaminés, le prochain titre de Beyoncé, ce sera à la harpe. Corinne Masiero va choper le variant breton, elle chope tout, vous avez vu son hygiène, elle aurait pu jouer dans les Visiteurs sans maquillage, aux prochains César c’est un costume de mouette qu’elle va retirer pour montrer son ya-ya, c’est comme le oui-oui, mais en breton. Le variant breton n’est pas préoccupant, dit l’ARS, mais il est indétectable par les tests PCR, même si on se fourre un râteau dans le nez, il n’y a pas de virus. Il est très discret, c’est le Carla Bruni des variants. Bref, on a le Breizh Cola, le Breizh Covid, dans la mer il reste 4-5 daurades et on a Miossec pour chanter des trucs spleenants sur le fait que la fin d’un amour peut donner naissance à rien d’autre en fait, autant crever, la Bretagne peut donc vivre en autarcie. On se détache de la France, l’hymne national devient la Tribu de Dana, Président Vincent Bolloré, on fait un mur en pâté Hénaff à la frontière avec la Manche, et on empêche les parisiens de venir, ce qui fait que Quiberon en deux mois il ne reste que trois goélands en train de se partager les restes d’Olivier de Kersauzon qui crie « mais enfin je ne suis pas mort, si je suis allongé c’est juste que je suis bourré ».

Donc rassurons-nous, le vaccin breton, si j’en crois ma tante qui le tient de son frère dont le chat a écouté Martin Blachier sur CNews, n’annule pas les effets du vaccin. Et là vous allez le dire « mais Tanguy, amour, raison d’être de nos vies, quel vaccin ? ». Bah oui, Leïla, Nagui, mais vous aussi intermittents du spectacle, Fanny, Morgane, on n'a plus de vaccins. On a tout claqué le week-end d’il y a 10 jours, Olivier Véran a cru que c’était l’opération petit prix Carrefour, il a piqué 400 000 personnes. Résultat, le frigo est vide, vous allez chez le médecin, il reste un fond de CandyUp, ce dimanche, il y a eu seulement 70 000 vaccinés, on a retrouvé notre petit rythme, Castex c’est le Jo-Wilfried Tsonga de la politique, une fois par an il se met un coup de pression, le reste du temps il mange des Kinder. 

En plus, Macron, ce Monsieur qui chauffe la salle pour l’arrivée de Marine Le Pen, a suspendu l’AstraZeneca, il ne sait même pas pourquoi, juste parce qu’Angela Merkel, la dame qui bouloche, l’a fait avant. Et Macron est dans le mimétisme par rapport à elle, si elle se jette dans le Rhin, il demande à Brigitte où est rangé son slip de bain. Même Véran est effondré, il a dit : « j’espère qu’on va repartir fissa avec l’AstraZeneca », parce que ce qu’on reproche à ce vaccin, ce sont des cas de thromboses, des caillots de sang qui bouchent les veines, l’équivalent du plan de circulation d’Anne Hidalgo mais en sang. Mais en fait, ce sont 30 cas sur 5 millions de doses, donc c’est peu, à Noël, sur 5 millions de tontons un peu pompettes, il y en a bien 30 qui voulant sabrer le champagne se tranchent le bras, ce qui gâche la soirée, parce que faire la chenille avec un moignon en train de pisser le sang, les autres ont du mal à se concentrer sur le texte de la chanson, qui fait quand même la chenille, la chenille, la chenille, celui qui à la fin vous dit « c’était quoi ? », bon bah vous pouvez le jeter avec les coquilles d’huitre. Et pour autant est-ce qu’on suspend le champagne ? Non, on ferait comment à Inter, pour fêter tous les 6 jours nos audiences record ? 

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