Samedi, le Prince Harry et Meghan Markle se marient. Selon Tanguy Pastureau, cette information n'intéresse plus personne.

C'est demain que le prince Harry épouse Meghan Markle. Et ce dans l'indifférence générale en France, parce qu'on n’a pas tué nos monarques pour se taper ceux des autres. En 1793, il y avait pas de vegans, un type est passé par là, a pris Louis XVI pour un salami, a dit à une dame "je vous en mets combien ?", et l'a tranché en deux, avant que le peuple ne zigouille tous les gonzes à particules. 

Si la Terreur sévissait encore aujourd'hui, Dominique de Villepin et Eddy de Pretto auraient la tête au bout d'une pique, et France Inter serait obligé d'appeler Juliette Armanet pour lui demander "bébé, t'as pas une sœur qui elle aussi chante comme Véronique Sanson, parce qu'on a un trou dans la prog". 

Mais même en Grande-Bretagne, ce pays qui nous a donné Black Sabbath, Siouxsie and the Banshees, mais aussi des groupes plus fun comme The Cure, 66% des anglais, d'après un sondage, n'en ont rien à carrer du mariage du petit prince roux. 

Son frère William a saturé les médias. Il s'est marié, a eu un enfant, a perdu tous ses cheveux parce qu'il a eu un enfant donc des soucis, des joies aussi, mais des soucis. Une fois chauve, il s'est dit "j'ai plus rien à perdre, viens-là Katounette que je t'en fasse un deuxième, veux-tu le voir mon sceptre", des trucs grivois que disent les princes. Il en a eu un autre, puis un troisième, il se reproduit comme une paysanne albanaise en 1910, et les anglais en ont eu assez de voir la famille royale pondre au même rythme que les poules de Macron qu'il a dans son jardin. Le moindre reportage là-bas sur un type qui crie "je suis un gueux", ça fait 100% de parts de marché, comme chez nous le Canal Football Club si Lizarazu, invité, venait à poils, tellement ils n'en peuvent plus d'Elizabeth, la vieille gitane qui vit avec ses 12 chiens, et de toute sa clique.

Du coup, Harry, qui passe après, les types s'en tamponnent comme Eric Zemmour de l'anniversaire de Karl Marx. Et pourtant, la fête va être grandiose, estimée à 35 millions d'euros, 300 000 pour la bouffe, 200 000 pour les boissons. Normalement, une fête en Angleterre, c'est l'inverse, 90% dans le budget boisson, puis les gens régurgitent, ravalent leur vomi et ça fait les protéines. 

L'anglais déchiré se tient, pas comme chez nous où Mathilde Seigner avec juste un Picon dans le zen cherche à garer sa voiture dans le mur. Et c'est un gros évènement people. Là, même si Polnareff décède, étouffé par ses cheveux qu'un vent contraire lui aura collé dans la bouche, Paris Match titrera sur Harry. Il ne faut pas mourir ce week-end, tenez bon, VGE, Peter Doherty, Kim Kardashian, parce qu'il y a bien un moment où ça va exploser.

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