Il y a de plus en plus de personnages gays dans les dessins animés mais si on regarde de plus près dans le Roi Lion déjà la relation du phacochère et du suricate tous les deux à poils dans la jungle à se rouler dans la boue en poussant des petits cris, on n’est quand même pas loin de Brockeback Mountain.

Je suis un être pur, je ne vois jamais le mal nulle part, je suis candide, quand quelqu’un regarde mes fesses, je suis toujours là à me dire « ça doit être pour voir de quelle marque est mon jean ». 

J’ai une lecture du monde asexuée, à côté de moi le pape François c’est Strauss-Kahn il y a 6 ans, quand Albert Algoud me dit « tu sais, j’ai bien connu Juliette Gréco jeune, elle avait de ces hanches, la gueuse » en bavant, sans que je sache si c’est l’âge ou le désir qui lui fait ça, et bien ça ne provoque rien en moi. Même le regard de Pierre Arditti sur moi, que vous autres définiriez sans doute comme lubrique, moi j’y vois l’admiration sans borne d’un homme de culture pour la nouvelle génération d’artistes que j’incarne. 

C’est là où vous dites « oui oui » pour ne pas que j’ai l’air trop con. Oui, je suis innocent, les mésaventures de Patrick Bruel, ça ne risque pas de m’arriver, parce que même si une masseuse exotique se recouvrait les seins de pili-pili avant de se frotter contre mon pelvis, je me dirais « sans doute veut-elle sympathiser pour plus tard dans la soirée faire un petit Scrabble ». 

En fait, je suis resté un enfant, parce que les gosses sont ainsi, vous leur montrez un film de Rocco Siffredi, tout ce qu’ils voient, c’est un adulte en situation de handicap, une hypertrophie, qu’une dame tente de soulager dans une chambre d’hôtel italienne, donc avec des rideaux trop brillants et un papier-peint atroce, l’Italie, c’est une sorte d’immense magasin Gifi mais avec des gens qui ont des poils.

Par exemple un enfant, si dans un dessin animé 2 mecs se smackent sur la bouche, ça le perturbe moins que Donald Trump les découvertes sur le pouvoir du cerveau, parce qu’il ne juge pas, à l’instar du teckel ou d’Emmanuel Macron, à partir du moment où son interlocuteur dit du bien de lui. 

Les gamins dans les manifs qui crient « un papa + une maman », il ne faut pas se leurrer, ils font ça pour faire plaisir à leurs darons, qui leur ont promis, s’ils récitaient les slogans, le camping-car Barbie avec Ken qui conduit, ainsi que les enfants, Steeve et Norman, à l’arrière, en train de lire Valeurs Actuelles. 

L’enfant n’est pas dans le jugement, ainsi aux États-Unis, ce pays où pour attendre le repas, les gens s’occupent en mangeant, une plateforme, Hulu, a lancé un dessin animé, « The bravest knight », l’histoire d’un chevalier. Donc là vous vous dites « ok, il va rencontrer une grenouille, à qui il va rouler une pelle parce qu’il est zoophile, et là la grenouille va se transformer en princesse, et ils vont faire plein d’enfants pour plomber la CAF ». L’histoire classique. Sauf que là, le chevalier rencontre un autre chevalier, car il est homosexuel, comme chez nous Booba et Kaaris, qui subliment leur envie de se faire l’amour dans la provocation, hm, tu veux te battre, oh oui mon bébé, ah ces biceps. 

Mieux, les deux chevaliers adoptent une fille, ils sont optimistes, toute la journée ils font la guerre, ils se baladent dans le bois à Center Parc, il y a un dragon qui tente de les bouffer, mais ils se disent quand même qu’il s’agit d’un monde idéal pour un enfant. Donc le dessin animé, aux USA, a suscité une polémique, les adultes hurlent « quoi, un chevalier gay, et pourquoi pas un chroniqueur de France Inter de droite ? », mais les enfants, interrogés, disent qu’ils ne voient pas la différence. Parce que l’enfant ne perçoit qu’une chose, l’amour, exactement comme Frédéric François.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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