Tanguy Pastureau revient sur la tempête médiatique qui a embarqué Antoine Griezmann et Tex.

Antoine Griezmann est dans la tourmente. Oui, Griezmann, c’est ce footeux qui a tout : il est jeune, il est beau, il est riche, sa vie est un long kiff tranquille. Souvent moi, je me dis :

Tiens, j’aimerais bien être Nagui, pour avoir ce lâcher prise qui fait que j’oserais ce genre d’habits.

Mais Griezmann, lui, est le seul à pouvoir se dire :

Oh ce que je suis bien en moi. 

Phrase que seul lui ou des gens très très souples peuvent prononcer à bon escient. Heureusement, le web, cette masse hostile et jalouse, lui a trouvé un défaut : il est raciste, et hier il s’en est pris plein la lampe. Même François Gabard si dans l’océan, une sole avait sauté très haut et lui avait claqué la face n’aurait pas subi le même choc. 

Début de l’histoire, Griezmann est fan des Harlem Globetrotter, une équipe de basket américaine qui fait des shows délirants. Ils jonglent avec 4 ballons sur un doigt. S’il y en un qui perd un bras, il jongle avec le nez. Moi je monte à 25 de tension rien qu’en les regardant. Ensuite j’ai besoin de 4h d’Arlette Chabot sur LCI pour redescendre. Donc ce week-end, il fait une fête et se dit, je vais me déguiser en Harlem Globetrotter. Or dans l’équipe, il n’y a que des noirs. Le show-biz c’est comme ça. Il y a New Order, des blancs qui jouent pour des blancs. Lenny Kravitz, un noir qui joue pour des blancs. Frédéric François, un blanc qui joue pour des dames rouges qui hurlent : J’te veux Frédo ! Et les Harlem Globetrotters, des noirs qui jouent pour tout le monde.

Donc Griezmann se dit :

Pour leur ressembler, je vais me grimer en noir, sinon je serais juste un blond en maillot de basket et personne va capter. 

De même, si Youssou n’Dour veut se déguiser en Björn Borg et qu’il prend juste une raquette, on va lui dire :

J’sais pas, Yannick Noah ? 

Il se noircit donc la peau, enfile une perruque afro, clic clac le petit oiseau prend une photo, et il la poste sur les réseaux sociaux, ces endroits virtuels où quand vous écrivez bonjour, on vous répond :

Va crever toi et ta mère sur le parking du Lidl. 

Et là, paf, ça démarre, on accuse Grizou de faire du blackface, un truc américain des années 20, autant dire que lui qui n’a jamais fini Le club des 5 à la plage cherche Dagobert au fond d’une crique est largué. Le blackface, c’était les blancs dans les films qui se déguisaient en noirs pour mieux se moquer d’eux, affreux, cruel, à gerber,... Seulement Grizou je vous parie les droits d’auteurs de Daniel Morin, ce pactole connu sous le nom de nouveau Graal, qu’il ne sait pas ce que c’est. C’est donc maladroit, parce qu’être noir n’est pas un déguisement, mais de là à traiter de raciste un mec qui bosse avec des noirs, des arabes, des blancs chaque jour, il y a un monde. L’équipe de France il manque plus qu’un chinois + Benoit Hamon qui crie, vive la France arc-en-ciel et c’est une pub Benetton en plus sociale.

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