Tanguy Pastureau met ce matin la lumière sur le réseau social "Facebook", et tente de l'analyser.

Le réseau social Facebook est aujourd'hui incontourable. Nagui, vous y avez une page, suivie par 79000 personnes, soit 79000 de plus qu'il y en a sur celles des gens qui aiment Benoit Hamon ou la pizza à l'ananas, même nombre d'abonnés, quatre. Leïla a elle une page perso, avec en profil une photo où on ne la reconnait pas du tout, ce qui est normal puisqu'il s'agit de la photo d'un chat. La différence entre les deux étant que Leïla ne fait pas sa toilette avec la langue, ce depuis noël 2015, quand son oncle lui a offert une parure gant de toilette serviette éponge. Quant à Gérémy Crédeville, notre nouvel ami, il a 2500 abonnés sur sa page, dont Franck Provost qui, sous tous ses messages, écrit "mon pote, passe au salon, je t'assure que je peux encore faire quelque chose". Bref, Facebook, c'est formidable, on regarde des vidéos de chats en train de pioncer sur des téléviseurs, seulement depuis l'avènement des écrans plats, ils tiennent 6 secondes avec l'écran dans les fesses avant de chuter, et on envoie le lien à des amis qui eux non plus n'ont rien à foutre (retraités, chômeurs, fans de Mike Brant, militants à Debout la France). Hier, j'ai posté sur Facebook une vidéo de chat en train de présenter le JT, mes amis m'ont dit "mais t'es con ou quoi, c'est Leïla" ! A cause de sa photo de profil, je n'arrive plus à distinguer les deux. Samedi chez Truffaut, je me suis mis à hurler "vous n'avez pas le droit de la foutre en cage, c'est une collègue, juste à côté de Laurent Delahousse, en plus" ! En fait, il s'agissait d'un chat et d'un yorkshire super-bien toiletté.

Sinon, à part pour visionner des vidéos d'animaux à la con alors qu'on pourrait être en train de lire Proust, ou au moins Peyo, Facebook n'a pas d'utilité, puisque composé à 90% de gens en rogne qui insultent des gens furieux qui traitent d'autres gens de fachos lesquels disent que tout est de la faute des journalopes qui pondent 14 papiers dès que Bertrand Cantat publie un post sur Facebook. La sagesse voudrait donc qu'on fasse comme en Chine, où Jinping, le tyran local, que nous on appelle président parce qu'on fait du business avec, lit les commentaires et dit "celui-ci on coupe, celui là on coupe", quand il dit "on coupe" il parle de la personne qui a posté le message. Mais nous on a Macron, qui joue les types dynamiques mais qui en fait est aussi mou qu'une glace deux boules dégustée en plein soleil à Dubaï par un émir en sandales, et la démocratie, ce système insensé qui nous empêche d'avoir un leader couillu en train de pêcher des dorades torse poil en Sibérie, nous rend faibles.

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