Le coronavirus est partout...

On savait déjà qu’il était dans les postillons, ces projections dégueus qui vous font oublier ce que dit votre interlocuteur, parfois vous en prenez un dans l’œil, chose qui normalement devrait nécessiter un consentement. 

  • « Bonjour, je suis Gilles, en te disant que t’es belle, Laeticia, je risque de te cracher dessus, es-tu ok ? ». 
  • « Oui, bien sûr Gilles, j’aime tout ce qui sort du corps des gens, c’est mon truc ». 
  • « Heu, d’accord, au revoir, Laeticia ». 

Ensuite on a appris que le coronavirus était présent sur les surfaces, moi je ne touche plus les poignées de porte, hier j’ai attendu 16h devant le local poubelle de mon immeuble qu’un voisin l’ouvre, 

Il y a jeté son enfant, parce qu'après un mois de confinement, il a réalisé que ce n'était pas une belle personne

Et hier, enfer, damnation, pensée de Moundir l’aventurier, on a appris qu’à Paris, des traces de coronavirus ont été retrouvées dans l’eau. L’eau, je le dis pour Daniel Morin, c’est ce liquide qui n’a pas de goût et qu’on boit peu en Belgique. 

Donc là le parisien de base se dit :

Quoi, c’est affreux, je vais crever, ils auraient mieux fait de nous laisser trainer au Canal de l’Ourcq parce qu’on y boit que des mojitos

Mais en fait, ouf, relaxons-nous tous ensemble et ouvrons nos chakras à un point tel qu’on pourrait y ranger nos clés, c’est le réseau d’eau non potable qui est touché. Paris, c’est bien fait, ils se sont pas foutus de nous, le baron Haussmann et Hidalgo, il y a deux réseaux d’eau : le non potable, dans lequel les rats font pipi, et le potable, où on dit aux rats « ah non, c’est à côté ». 

Le non potable est en fait prélevé dans la Seine, sorte de longue étendue d’eau qui pue le long de laquelle errent des joggers qui puent, la différence étant qu’il est impossible de récupérer un poisson dans un jogger, ou alors c’est qu’il ne mâche vraiment pas, cette eau servant à arroser les parcs et nettoyer les rues. C’est-à-dire que ces derniers jours tout Paris a été lavé au Covid-19, même les boites à lettres éternuent, elles recrachent tout le courrier. 

Alors pas de panique, la mairie de Paris dit qu’il s’agit de traces infimes, l’équivalent en pourcentage d’un score de Benoit Hamon à une élection présidentielle. Mais tout de même, ça montre que le virus est partout, à tel point qu’Édouard Philippe hier a dit qu’on pouvait rendre visite aux ainés dans les Ephad, mais sans les toucher, n’envoyez pas un petit masseur thaï pas farouche à papi René pour le soulager parce qu’ils seront obligés de discuter. 

Et il faudra rester loin de la personne, ça va être sport, parce qu’en plus en vieillissant, on entend moins bien, moi déjà à 46 piges j’entends seulement un mot sur deux, c’est pour ça, Nagui, que j’ai l’impression que vos questions ont une longueur normale.

Tiens, preuve que le virus se colle vraiment n’importe où, j’ai lu hier qu’il est venu se mettre sur Mylène Demongeot, l’actrice, il faut quand même la trouver, Demongeot, moi-même avec son historique web et les data de son 06, j’arriverais pas à mettre la main dessus. Encore moins avec la distance sociale. Et bien elle a eu le Covid, à 84 ans, elle explique à Ouest France qu’elle tournait un film avec Kev Adams et Depardieu intitulé MDR, donc techniquement ce n’est pas un film, c’est un gage, elle a dû perdre à chat contre son arrière-petit-fils, l’autre lui a dit:

Mamie, tu vas tourner avec Kev Adams, 3 jours seulement parce qu’ensuite Depardieu va le manger 

Bref, un jour sur la tournage, elle a ri à une réplique, s’est dit « houlà, ça va pas, moi », en fait, elle avait 40 de fièvre et le coronavirus. Bref, dans l’eau, sur la main de ta sœur et sur Mylène, le Covid est partout.

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