C’est aujourd’hui que sort le film "Les Misérables" mais un homme a vu ce film avant tout le monde, le président Macron, c’est l’avantage d’être président, il a tout avant les gueux. Et Macron a été bouleversé par "Les Misérables"

Le président Macron est bouleversé, il est tout fébrile, il est dans l’état mental de Cédric Villani s’il rencontrait enfin son créateur, le Dr Frankenstein. Il faut dire que Macron a vu un film, or dans une vie de président, on voit peu de fictions, parce qu’on taffe, là Brigitte vient juste de lui dire « dieu, ce serait pas mal que l’on visionne cette nouvelle série, là, l’histoire de Charles Ingalls qui débite des bûches ». Oui, la semaine passée, il a vu Les Misérables, film qui sort aujourd’hui, lui l’a vu en DVD, ce qui lui évite d’aller au cinéma, ces lieux lugubres qui sentent le pop-corn mou et auxquels ont accès via le Pass Culture des jeunes, ces êtres laids qui pensent avoir assez vécu pour avoir des choses à raconter, alors que non, on devrait parler seulement à partir de 82 ans, pour dire « ah je meurs » et basta. 

Bref, Macron a vu Les Misérables et il a réalisé, dit la presse, qu’il y avait des pauvres, jusqu’à présent, il pensait que ces gens en haillons à Paris qu’il voyait depuis sa voiture, c’étaient des personnes en attente de sélection à Nouveau look pour une Nouvelle Vie que la mère Cordula avait snobé. Donc après avoir vu le film, chamboulé, il a dit à Brigitte « ma loute c’est atroce, notre pays est bourré de gueux », elle a répondu « j’ai rien remarqué, samedi au Touquet j’ai fait Bash, Maje, Sandro et Claudie Pierlot, tout le monde avait l’air bien nourri », et dans la foulée, Macron a réclamé à son gouvernement, la team Pieds Nickelés, d’agir pour améliorer les conditions de vie dans les quartiers. 

Ce qui est totalement con, parce qu’il y a 1 ans 1/2, Jean-Louis Borloo, le type foutraque qui a perdu sa crème de jour en 91, a pondu un plan banlieue aussi épais que les mémoires de Michel Drucker, et l’autre l’a foutu dans la poubelle jaune, en disant « c’est pas à deux mâles blancs de s’occuper de ça », il fait de l’auto-racisme, sur sa fiche Tinder, il y a marqué « sale blancos, raclure de gaulois en 63 j’aurais aimé me faire fouetter par Malcom X ». Seulement le souci, c’est que la réalité, c’est qu’au pouvoir, ce sont des mâles blancs, donc s’il faut attendre 2080 et l’élection d’un président noir, Amadou Diallo, élu après qu’il se sera rebaptisé Jean-Michel Dupuis, pour s’occuper des quartiers, ceux-ci vont tomber en ruines avant même que Damidot déboule avec sa truelle.

Mais ce que Borloo n’a pas compris, ce ringard, c’est qu’au lieu de parler à Macron avec l’œil larmoyant et la truffe humide du chihuahua anémique, il fallait faire une fiction, le président y est sensible, il appelait Jacquie et Michel, leur disait « les gros loups, on va tourner à poil au Val-Fourré, du coup vous avez déjà le titre de la vidéo, présentez-moi 3 amatrices, Macron va voir ça, déduire qu’on n’a plus d’argent pour s’habiller et pire, qu’on doit faire l’amour pour se réchauffer », là c’est sûr il levait 80 milliards pour tout refaire. 

A travers la fiction, tout passe mieux, vous mettez Macron devant Rencontres du 3ème type, dans la minute il appelle les Bogdanov et Cheminade pour leur dire « vous partez le 12 pour Mars rejoindre là-haut Arielle Dombasle et la boule de pétanque que Teddy Riner a lancé un peu fort l’été dernier à St-Trop ». Une bonne fiction, c’est plus efficace, Stéphane Bern qui pleure parce qu’il n’a pas son argent, vous lui filez la coke de Pete Doherty, du coup il perd ses dents, vous lui mettez les fringues d’Alain Souchon, vous l’envoyez à l’Elysée comme ça, Macron le voit, il se met à hurler « c’est Jacqouille la Fripouille », Bern dit « pitié seigneur, l’obole », et il repart avec son chèque. Un président, il faut le faire rêver, si vous venez en chemise New Man, il va vous dire « horreur, on dirait Edouard Philippe », et il va crever d’ennui.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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