PourTanguy, Jérôme Salomon n'annonce que des mauvaises nouvelles... la preuve

Cette semaine, comme on est confinés, j’ai pas mal lu. Mais non, je déconne, j’ai regardé la télé. Et donc j’ai vu le point presse de Jérôme Salomon, directeur général de la santé, celui-là, je peux plus le blairer. Je le hais autant que Lionel Jospin le principe du twerk exécuté en slip à franges. Je souhaite à Jérôme Salomon de se péter le coccyx en glissant sur un CD d’Amel Bent. Ce n’est pas lui en tant que tel que je hais, mais depuis mars ce monsieur n’annonce que des mauvaises nouvelles, morts, contaminations, hôpitaux saturés, vous croyez qu’à un moment il nous dirait « ça y est, enfin, le Stade Brestois a gagné », ou « Jean-Yves Le Drian n’a pas le Covid, c’est juste son rythme » ? 

Non. Il est déprimant, il me fait penser au look de Laurent Voulzy. Lui-même ne peut plus se saquer, la preuve, il essaie de changer physiquement, là il se fait pousser le bouc, chose qui aurait été super si on était en 1999. Sa façon de continuer à se supporter lui-même, c’est de ressembler à un autre, le prochain point presse, il aura un gros tatouage de dragon dans le cou, ou il ouvrira sa liquette pour montrer son piercing au téton. Moi je pense que pour équilibrer par rapport aux mauvaises nouvelles annoncées, il aurait fallu mettre Hanouna, qui lui est sympa, positif, et il fait des miracles, il a réussi à remettre à la télé Bernard Montiel. En plus, au niveau des poils, on n’est pas sur un petit bouc dégueu à la Salomon, on a un gros mouton bien fourni, important les poils, ça rappelle à nos auditeurs célibataires leur vie d’avant. 

Bref, je regardais le point presse de Jérôme Salomon, tout en plantant des aiguilles dans une poupée à son effigie, j’en ai planté 2-3 dans les fesses pour qu’il ait du plaisir quand même, et Salomon a dit « ça va un peu mieux au niveau du Covid ». 

Là j’ai regardé mon écran, éberlué, une bonne nouvelle de la part de Salomon, je me suis dit « c’est pas lui, ils ont pris un sosie de bouc, un autre mec qui essaie de ressembler à George Michael au crépuscule de sa vie ». Enthousiasmé, j’ai commencé à danser avec mon chat, Daniel Morin, que j’ai appelé comme ça parce que les deux se nettoient vite fait le matin d’un coup de salive. Mais ensuite j’ai retrouvé mon Salomon, le plombant, à chaque fois que je l’entends j’ai envie d’adopter une chauve-souris, de vivre dans une cave, et d’attendre que Mylène Farmer arrive pour me scarifier en frottant sur mes veines un livre de poche du Spleen de Paris de Baudelaire. 

Oui, Salomon, le gotique sans cuir, a dit « par contre, il y a une augmentation importante des états dépressifs », les gens sont à fleur de peau, à chaque blind-test que vous faites, on a 50 auditeurs qui se jettent d’un pont en criant « y’a que Nagui qui peut deviner l’interprète de ce titre obscur de rock californien de 1976 ». Puis ils sautent en hurlant « 13h ! ». Et là je me suis dit que la situation était grave, parce que l’état dépressif, c’est inscrit dans nos gènes, à nous français, on n’est pas bien, un peuple qui va bien, il ne créé pas les NRJ Music Awards. On est fébriles psychologiquement, Marie-Antoinette nous propose de la brioche, au lieu de dire « ah yes, avec du Nutella c’est exquis », on prend la Bastille. On est mal. Mais là, nous dit Jérôme Salomon, on est encore plus mal, alors qu’avant la crise sanitaire, on était déjà n°1 mondiaux de la consommation d’antidépresseurs, mais on ne nous a pas donné de médailles, parce qu’on aurait essayé de s’étrangler avec le cordon. Et là je me suis dit « Tanguy, mon bichon, chaque jour ici tu fais des blagues, cet état dépressif des français, c’est un peu ton échec », donc moi aussi je me suis senti moins bien. On est en train de se couler les uns les autres, de type heureux en France, il doit juste rester Jean Lassalle quand il a tisé la gnole à la vipère de son coin de cambrousse et qu’il fait du stop au milieu de l’autoroute.

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